Économie
L’UE et la Chine cherchent un terrain d’entente économique


La vice-présidente de la Commission européenne Teresa Ribera défend une approche équilibrée face aux défis commerciaux avec Pékin, tout en maintenant les standards européens.
Les relations économiques entre l’Union européenne et la Chine traversent une période de tensions marquées par des déséquilibres commerciaux et des divergences stratégiques. Lors d’une visite à Pékin, Teresa Ribera, vice-présidente exécutive de la Commission européenne en charge de la transition écologique et de la concurrence, a réaffirmé la volonté de Bruxelles de promouvoir une compétition équitable, sans compromis sur les normes sociales et environnementales.
Les inquiétudes européennes portent notamment sur les surcapacités industrielles chinoises, alimentées par des subventions publiques massives, qui pourraient submerger les marchés de l’UE avec des produits à bas coût. Cette situation risquerait de fragiliser les entreprises locales tout en faussant les conditions d’une concurrence saine. En réponse, l’UE a déjà durci sa position en instaurant des droits de douane supplémentaires sur les véhicules électriques et en lançant des enquêtes sur les panneaux solaires fabriqués en Chine.
Teresa Ribera a toutefois tenu à écarter les accusations de protectionnisme, soulignant que l’objectif n’était pas de s’engager dans une course au moins-disant social ou écologique. Elle a également évoqué les risques à long terme d’une dépendance excessive aux importations chinoises, susceptible de freiner les investissements dans les industries vertes européennes.
Dans un contexte géopolitique tendu, Pékin semble chercher à renforcer ses liens avec l’UE pour contrebalancer les pressions américaines. Les récentes annonces de Washington sur des droits de douane généralisés ont en effet accru les incertitudes, poussant Bruxelles à préparer des mesures de rétorsion potentielles.
Les discussions avec les autorités chinoises ont été qualifiées de constructives, mais des désaccords persistent. Teresa Ribera a reconnu qu’un compromis n’était pas immédiat, tout en exprimant l’espoir d’une amélioration progressive des relations. Elle a par ailleurs rappelé que les règles européennes en matière de numérique et de concurrence ne faisaient pas l’objet de négociations, affirmant la détermination de l’UE à protéger ses principes et son marché intérieur.
Cette visite s’inscrit dans la perspective d’un prochain sommet UE-Chine, où les deux parties tenteront de trouver un équilibre entre coopération et défense de leurs intérêts respectifs.





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Guy
15 juillet 2025 at 4 h 55 min
Quelle hypocrisie de la part de cette bureaucrate. Ce sont avant tout elle et les siens qui ont sacrifié l’industrie européenne sur l’autel du commerce avec la Chine.