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La protection des soins de santé dans les conflits, un échec collectif dénoncé par les grandes organisations humanitaires

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Les dirigeants de l’Organisation mondiale de la santé, du Comité international de la Croix-Rouge et de Médecins sans frontières ont conjointement fustigé dimanche l’incapacité de la communauté internationale à garantir la sécurité des services médicaux en zones de guerre.

Dix ans après l’adoption unanime par le Conseil de sécurité des Nations unies d’une résolution condamnant les agressions contre les blessés, les malades et les établissements de santé, les trois responsables estiment que le bilan est accablant. La situation, selon eux, s’est même aggravée au cours de la décennie écoulée. Ils ne parlent pas de progrès mais d’un constat d’échec, imputable non à une lacune juridique mais à une absence de volonté politique.

Les violences contre les infrastructures médicales, les ambulances et le personnel soignant persistent sans aucune trêve. Face à cette réalité, les trois organisations lancent un appel pressant à l’action, rejointes par d’autres acteurs de la scène internationale. Prendre pour cible les hôpitaux et ceux qui y travaillent ne constitue pas seulement une tragédie humanitaire, affirment-ils, mais une remise en cause fondamentale de l’humanité elle-même.

Ils exhortent les gouvernements à agir avec la détermination nécessaire pour mettre un terme à ces violences. Cela implique de renforcer la protection des services de santé et de garantir des enquêtes rapides, transparentes et impartiales après chaque incident. Selon un conseiller du CICR, les acteurs étatiques seraient responsables d’environ 85% des atteintes recensées contre les soins de santé.

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