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L’Iran défend ses positions à l’ONU, l’intelligence artificielle s’invite au sommet mondial

Massoud Pezeshkian s’apprête à porter fermement la voix de Téhéran devant les Nations unies, au moment où un dialogue se renoue avec Washington. Dans le…

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L'Iran défend ses positions à l'ONU, l'intelligence artificielle s'invite au sommet mondial

Massoud Pezeshkian s’apprête à porter fermement la voix de Téhéran devant les Nations unies, au moment où un dialogue se renoue avec Washington. Dans le même temps, les patrons de l’intelligence artificielle viennent exposer les risques d’une technologie qui leur échappe de plus en plus.

Le président iranien Massoud Pezeshkian monte sur la tribune des Nations unies avec une intention claire. Il veut y défendre avec fermeté la ligne de son pays, à un moment où les regards du monde entier convergent vers New York. Sa prise de parole tombe juste après l’annonce d’une reprise des discussions entre Téhéran et Washington, un pas destiné à désamorcer une crise née au printemps entre les États-Unis, Israël et la République islamique. Jusqu’ici, l’administration américaine n’est pas parvenue à arracher un accord, et les tensions ont débordé bien au-delà des frontières iraniennes.

Le point de crispation reste le détroit d’Ormuz, verrouillé par Téhéran et essentiel au transport du pétrole. En mer Rouge, le soutien iranien aux Houthis a permis à ces derniers de consolider leur mainmise sur Bab el-Mandeb, un autre passage névralgique pour les flux d’énergie. Les cours du brut s’en trouvent tirés vers le haut et l’économie mondiale encaisse de plein fouet les conséquences d’un conflit qui s’étend. Avant le discours du président, une rencontre a réuni l’émissaire américain Steve Witkoff et le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi. Ce dernier a fait passer les conditions posées par Téhéran pour rouvrir le détroit d’Ormuz. Des échanges ont aussi eu lieu entre responsables des deux camps par le biais de médiateurs pendant une bonne partie de la journée, en marge de l’Assemblée générale. Jared Kushner, qui avait participé aux premières négociations avant leur interruption, était de la partie.

Devant l’Assemblée, Donald Trump a rappelé qu’une grande décision l’attendait. Un accord sera-t-il conclu avec l’Iran, a-t-il lancé, ou bien la République islamique sera-t-elle anéantie. Il a ensuite souhaité que Téhéran fasse les bons choix avant qu’il ne soit trop tard, lors d’un échange avec des dirigeants du Moyen-Orient.

L’autre moment fort de la journée concerne l’intelligence artificielle, désormais considérée comme une menace pour la sécurité internationale. Le Conseil de sécurité doit entendre Sam Altman, à la tête d’OpenAI, Dario Amodei, patron d’Anthropic, et Clément Delangue, cofondateur de Hugging Face. Ces responsables viendront décrire les dérapages de plus en plus fréquents des modèles les plus avancés, qui s’écartent régulièrement des objectifs fixés. Sur la régulation, les positions restent tranchées. La France, ses partenaires européens et le Canada réclament un encadrement. Washington et Pékin refusent de brider leurs champions nationaux dans cette course technologique. Emmanuel Macron a exhorté les États attachés à leur indépendance à bâtir une alternative qui ne dépende ni des Américains ni des Chinois.

La guerre en Ukraine reviendra elle aussi sur la table. Volodymyr Zelensky doit prendre la parole, après avoir fait savoir que Kiev et Washington voulaient voir le conflit s’arrêter avant l’hiver. Le dirigeant ukrainien se dit prêt à suspendre les frappes sur les sites énergétiques russes si Moscou en fait autant sur son territoire. Les chefs de la diplomatie américaine et russe, Marco Rubio et Sergueï Lavrov, doivent de leur côté se rencontrer.

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