Économie
Les marchés financiers respirent grâce aux espoirs de paix au Moyen-Orient


Les espoirs d’un accord entre les États-Unis et l’Iran pour rouvrir le détroit d’Ormuz ont provoqué une détente sur les marchés, avec une chute des prix du pétrole, un recul des taux d’emprunt et une progression des Bourses mondiales.
Un vent d’apaisement a soufflé sur les places financières ce lundi, porté par la perspective d’une issue diplomatique au conflit qui embrase le Moyen-Orient. Les investisseurs, après des semaines de tension liée à l’instabilité géopolitique, ont salué les signaux encourageants d’un dénouement négocié entre Washington et Téhéran. Le détroit d’Ormuz, voie maritime stratégique par laquelle transitaient avant la guerre environ un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux, pourrait ainsi retrouver une circulation normale.
Les autorités américaines ont réaffirmé leur détermination à conclure un accord « solide » avec l’Iran, tempérant les déclarations plus prudentes de la veille. Selon plusieurs médias américains, les discussions en cours prévoiraient le rétablissement de la libre navigation dans cette artère énergétique cruciale. Cette perspective a immédiatement entraîné une baisse significative des cours du brut. Le baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale, a chuté de 5 % pour s’établir à 98,36 dollars, repassant sous le seuil des 100 dollars pour la première fois en deux semaines. Son homologue américain, le WTI, a reculé de 5,40 % à 91,38 dollars.
Cette détente sur les prix de l’énergie a eu des répercussions sur l’ensemble des actifs financiers. Le dollar s’est affaibli face aux principales devises, tandis que les taux d’emprunt des États ont nettement reculé. Le rendement de l’obligation allemande à dix ans, référence de la zone euro, est passé de 3,04 % à 2,98 %. Celui de la France a suivi une trajectoire similaire, glissant de 3,66 % à 3,59 %. Cette évolution reflète un apaisement des craintes inflationnistes qui avaient poussé les marchés à anticiper des hausses de taux agressives.
Les Bourses mondiales ont profité de ce climat plus serein. La baisse des rendements obligataires rend les actions plus attractives et facilite le financement des entreprises. En Europe, la Bourse de Paris a gagné 1,11 %, Francfort 1,05 % et Milan 0,90 %. En Asie, l’indice Nikkei de Tokyo a bondi de 2,87 %, tandis que les places chinoises de Shenzhen et Shanghai ont respectivement progressé de 1,66 % et 0,96 %. Les marchés de Hong Kong, Séoul, Londres et New York étaient fermés pour un jour férié.
Les analystes estiment que cette embellie pourrait se poursuivre si la normalisation du trafic dans le détroit d’Ormuz se confirme. La diminution des pressions inflationnistes, combinée à une saison de résultats d’entreprises américaines jugée résiliente, offre un contexte favorable aux actions. Les investisseurs voient ainsi s’éloigner le spectre d’un choc énergétique durable, qui avait pesé sur les marchés ces dernières semaines.





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