Culture
Les frères Dardenne en quête d’un triplé historique à Cannes


Le duo belge a clôturé la compétition avec « Jeunes mères », un poignant portrait de maternité précoce, tandis que Josh O’Connor confirme son ascension fulgurante.
La 78e édition du Festival de Cannes a vibré vendredi sous les applaudissements réservés aux frères Dardenne, dont le nouveau film, *Jeunes mères*, pourrait leur offrir une troisième Palme d’or, un record absolu. Le long-métrage suit le parcours de cinq adolescentes confrontées à la maternité, un sujet traité avec la sensibilité et l’humanisme caractéristiques des cinéastes belges, déjà récompensés pour *Rosetta* (1999) et *L’Enfant* (2005). La projection s’est achevée par un hommage poignant à Émilie Dequenne, leur muse disparue prématurément, dont le souvenir a ému l’audience.
La soirée s’est poursuivie avec *The Mastermind* de Kelly Reichardt, mettant en scène Josh O’Connor, l’acteur britannique en pleine consécration. Après avoir incarné le prince Charles dans *The Crown* et séduit dans *Challengers*, il campe ici un voleur d’art dans l’Amérique des années 1970, confirmant son éclectisme. Sa présence dans *The History of Sound*, également en lice, renforce son statut de révélaison du festival.
Les délibérations du jury, présidé par Juliette Binoche, s’annoncent serrées, avec des favoris comme *Un simple accident* de Jafar Panahi, une critique acerbe du régime iranien, ou *Valeur sentimentale* de Joachim Trier, exploration intimiste des liens familiaux. Les récompenses, décernées samedi, couronneront une édition marquée par la diversité des genres et des origines, des dramas ukrainiens aux comédies norvégiennes.
En marge de la compétition, les premiers films de stars comme Scarlett Johansson ou Kristen Stewart ont animé la section Un Certain Regard, tandis que la Palm Dog a récompensé Panda, le chien berger du film islandais *L’Amour qu’il nous reste*. Autre moment fort : la remise de la Queer Palm, célébrant depuis quinze ans les œuvres LGBTQI+, sous la présidence de Christophe Honoré.
Enfin, le cinéma français a brillé avec *13 jours, 13 nuits*, retraçant l’évacuation chaotique de Kaboul, et *Moi qui t’aimais*, hommage à Yves Montand et Simone Signoret. Une clôture en apothéose pour un festival où émotion et audace ont une fois de plus primé.





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