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Les Français se ruent sur le PEA et battent des records en 2025

Plus de 246 000 nouveaux plans d’épargne en actions ont été ouverts l’année dernière. L’encours total flirte avec les 127 milliards d’euros, porté par la…

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Les Français se ruent sur le PEA et battent des records en 2025

Plus de 246 000 nouveaux plans d’épargne en actions ont été ouverts l’année dernière. L’encours total flirte avec les 127 milliards d’euros, porté par la baisse des taux et la bonne santé des marchés.

Le plan d’épargne en actions (PEA) n’a jamais été aussi populaire. Selon la Fédération bancaire française, le cumul des versements et des plus-values a atteint 126,5 milliards d’euros en 2025, soit une augmentation de 10,9% par rapport à l’année précédente. Au total, 5,6 millions de Français détiennent aujourd’hui un PEA, contre 5,4 millions un an plus tôt. Un retour en force après la période compliquée de 2022, où l’invasion de l’Ukraine avait fait chuter le nombre de plans à 5,1 millions et l’encours à 100 milliards.

Comment expliquer ce regain d’intérêt ? Tout d’abord, la remontée des taux d’intérêt décidée par la Banque centrale européenne en 2022 et 2023 avait poussé les épargnants vers des placements sans risques : livrets, comptes à terme, fonds en euros de l’assurance vie. Ces produits offraient alors des rendements confortables sans exposer au moindre soubresaut boursier. Mais l’inflation étant revenue sous contrôle, les taux ont baissé. Du coup, ces placements obligataires ont perdu de leur attrait. Dans le même temps, le CAC 40 a grimpé de 10,42% en 2025, redonnant le goût des actions aux particuliers.

L’avantage fiscal du PEA fait aussi la différence. Au bout de cinq ans de détention, les plus-values sont exonérées d’impôt sur le revenu. Seuls les prélèvements sociaux (CSG, CRDS, prélèvement de solidarité) restent dus sur les gains. Un régime plus favorable que celui d’un simple compte-titres ordinaire, où la fiscalité est plus lourde. Cette carotte fiscale séduit aussi les investisseurs qui misent sur les PME grâce au PEA-PME. Ce dispositif, créé en 2014, comptait 138 500 plans fin 2025, contre 103 000 quatre ans plus tôt. Son encours est passé de 2,3 à 3,7 milliards d’euros sur la même période.

Pourtant, un nuage pourrait assombrir ce tableau. La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a relevé de 1,4 point la CSG sur les revenus du capital. Résultat : les prélèvements sociaux sur les plus-values du PEA et du PEA-PME atteignent désormais 18,6%, contre 17,2% auparavant. Pendant ce temps, l’assurance vie, le plan épargne logement ou le compte épargne logement conservent, eux, un taux de 17,2%. Cet écart de fiscalité pourrait freiner l’enthousiasme des épargnants dans les mois à venir.

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