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Mentissa brise son armure et livre un album qui fait du bien à l’enfant qu’elle était

Quatre ans après le tube « Et bam », la chanteuse belge revient avec un deuxième album sur lequel elle ose montrer ses failles, ses colères et ses…

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Mentissa brise son armure et livre un album qui fait du bien à l’enfant qu’elle était

Quatre ans après le tube « Et bam », la chanteuse belge revient avec un deuxième album sur lequel elle ose montrer ses failles, ses colères et ses faiblesses. Une libération musicale qui parle à tous ceux qui ont grandi en se sentant « difficiles ».

Mentissa a 27 ans et elle en a déjà vu passer des vies. Révélée par « The Voice » en 2021, elle a enchaîné les succès comme sur un tapis roulant. Mais derrière le sourire de la jeune femme qui semblait tout réussir, il y avait une mécanique bien huilée. Celle d’une fille qui voulait être irréprochable, qui cherchait sans cesse la validation des autres. « J’avais besoin qu’on me rassure tout le temps », confie-t-elle. Le nouveau album « Enfants difficiles », disponible vendredi, raconte exactement ce chemin. Celui d’une artiste qui a appris à sortir du cadre et à arrêter de jouer la fille parfaite.

Pendant longtemps, Mentissa a gommé son côté rebelle. Elle raconte comment les injonctions pesaient sur elle. Être une femme, être une femme noire dans la musique, tout cela imposait des cases dans lesquelles elle ne voulait plus rentrer. Alors elle a écrit treize chansons, en partie des ballades pop, pour dire tout ce qu’elle avait sur le cœur. Elle évoque le lâcher-prise, les problèmes de famille, l’amour qu’il faut protéger. Un titre comme « Désolée » sorti en 2025 renvoie aux attentes de la société. Mentissa y avoue ses maladresses, sa paresse, mais aussi ses ambitions. Sans fard, sans filtre.

L’enfance est au centre de tout. Mentissa a grandi entre la Flandre et l’absence d’un père biologique qu’elle n’a jamais connu. Elle a dû naviguer dans un monde d’adultes parfois violent, et se réfugiait dans les séries pour tenir. Son pilier, c’est sa mère. À elle, elle dédie une chanson « La fille de ma mère », qui a provoqué une discussion mère-fille inédite. « On s’aime de fou parce qu’on s’est battues l’une pour l’autre, mais le dire c’est hyper difficile », explique-t-elle. Avec plus de 235 millions de streams, son public a déjà montré qu’il avait soif de cette sincérité. Mentissa écrit pour la petite fille qu’elle était, celle qui aurait eu besoin d’entendre qu’elle n’était pas seule. Et elle ajoute : « J’ai écrit l’album que j’aurais aimé pouvoir écouter à 12, 13 ans, celui qui m’aurait permis de m’accepter plus vite. »

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