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Les États-Unis bombardent l’Iran, Téhéran riposte et la tension monte d’un cran

Washington lance des frappes inédites contre des sites militaires iraniens en représailles à l’attaque d’un cargo. Téhéran réplique en visant des cibles…

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Les États-Unis bombardent l'Iran, Téhéran riposte et la tension monte d'un cran

Washington lance des frappes inédites contre des sites militaires iraniens en représailles à l’attaque d’un cargo. Téhéran réplique en visant des cibles américaines dans le Golfe, faisant craindre une escalade.

Les États-Unis ont frappé l’Iran pour la première fois depuis la signature de leur accord le 17 juin. L’armée américaine a ciblé des lieux de stockage de missiles et de drones ainsi que des sites radar côtiers. Cette opération fait suite à l’attaque d’un navire commercial qui transitait par le détroit d’Ormuz, un acte attribué à Téhéran. La télévision d’État iranienne a annoncé dans la foulée que son pays avait attaqué des positions américaines dans la région. Les Gardiens de la Révolution ont prévenu que leur réponse serait encore plus large si l’agression se répétait. De son côté, le vice-président américain JD Vance a rappelé que l’Iran avait signé un cessez-le-feu et que la violence n’engendrerait que la violence.

Le détroit d’Ormuz reste au cœur des tensions. L’Iran exige désormais que tous les navires soumettent une demande de transit 48 heures à l’avance, mais plusieurs bateaux continuent de passer sans respecter cette règle. Vendredi, 29 navires commerciaux ont franchi le détroit et 17 d’entre eux ont suivi une route longeant les côtes d’Oman, une voie non approuvée par Téhéran. L’Organisation maritime internationale a suspendu le processus d’évacuation des quelque 600 navires et 11 000 marins bloqués dans le Golfe depuis le début de la guerre. Mais l’OMI assure que l’évacuation reprendra dès que des garanties de sécurité seront obtenues. Jusqu’ici, 2 500 marins et 115 navires ont déjà pu quitter la zone.

Sur un autre front, Israël et le Liban ont signé un accord-cadre sous l’égide des États-Unis, avec l’objectif affiché d’une paix durable entre deux pays techniquement en guerre depuis des décennies. Benjamin Netanyahu a immédiatement annoncé que son armée resterait dans le sud du Liban tant que le Hezbollah ne serait pas désarmé, malgré la création de deux zones pilotes rendues à l’armée libanaise. Le président libanais Joseph Aoun a salué un premier pas vers la souveraineté sans occupation. Mais un député du Hezbollah a dénoncé un accord qui pousserait le Liban vers une guerre civile, tout en accusant les États-Unis de vouloir perturber l’accord irano-américain du 17 juin. Le Hezbollah, toujours très armé dans le sud du pays, reste un obstacle majeur à toute désescalade durable.

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