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Économie

Le Mexique et l’Union européenne scellent un accord pour abaisser leurs barrières douanières

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Cette entente, signée à Mexico, vise à diversifier les échanges commerciaux face à la montée des mesures protectionnistes, notamment celles imposées par Washington.

Le Mexique et l’Union européenne ont officialisé vendredi à Mexico une version révisée de leur accord commercial, prévoyant une diminution réciproque des droits de douane. L’objectif affiché est de réduire leur dépendance économique et de contourner la politique protectionniste menée par le président américain Donald Trump. La cérémonie de signature s’est déroulée lors du huitième sommet bilatéral, en présence de la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum et de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Ce texte actualise l’accord en vigueur depuis l’an 2000 et couvre un large éventail de produits agroalimentaires. Les discussions pour cette révision avaient débuté en mai 2016, mais l’accord de principe sur les volets commerciaux, trouvé en 2018, n’avait jamais été formellement ratifié jusqu’à présent. Le nouvel instrument facilite également les échanges de pièces automobiles, un secteur durement affecté par les récentes taxes douanières américaines.

Dans une déclaration conjointe, les deux parties ont indiqué avoir choisi d’élargir et d’approfondir leur partenariat stratégique dans un contexte marqué par des incertitudes croissantes et des mutations profondes. La Commission européenne a souligné que cet accord constitue un signal fort de la volonté des deux économies de rester ouvertes aux échanges, alors que les barrières protectionnistes se multiplient à l’échelle mondiale.

Claudia Sheinbaum a estimé que le Mexique occupe une position stratégique pour l’Union européenne et que leur relation peut servir de modèle pour renforcer l’économie mondiale. Cette signature intervient alors que le Mexique, les États-Unis et le Canada négocient la révision de leur propre accord de libre-échange, dans un climat tendu par la politique douanière agressive de Donald Trump. La présidente mexicaine a toutefois jugé que les accords avec l’Europe et avec l’Amérique du Nord ne sont pas antinomiques, mais qu’ils se renforcent mutuellement.

L’Union européenne, qui a elle-même trouvé un compromis provisoire mercredi pour appliquer l’accord commercial conclu l’an dernier avec les États-Unis, demeure le troisième partenaire commercial du Mexique, loin derrière Washington et Pékin. Les échanges bilatéraux ont atteint 94,6 milliards de dollars en 2025, un volume près de huit fois inférieur à celui enregistré avec les États-Unis. Ursula von der Leyen a conclu en affirmant que les deux parties uniront leurs efforts pour construire un avenir meilleur pour leurs citoyens et pour la planète, en conjuguant leurs actions en faveur de l’environnement, des droits humains et de l’égalité des genres.

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