Économie
Le marché automobile français plonge : -12 % d’immatriculations en mai

Le secteur automobile français enregistre un cinquième mois consécutif de repli, avec une chute généralisée touchant tous les constructeurs. Les véhicules électriques peinent à décoller, malgré l’offre renouvelée.
Le marché des véhicules neufs en France poursuit sa descente, affichant une baisse de 12,3 % en mai par rapport à l’année précédente. Avec seulement 123 919 immatriculations, le recul s’accentue après un mois d’avril déjà morose (-5,6 %). Aucune marque n’est épargnée, qu’il s’agisse des motorisations thermiques ou des modèles électriques, tandis que le segment de l’occasion stagne péniblement (+0,3 %).
Les constructeurs historiques subissent de plein fouet cette tendance. Stellantis enregistre un repli de 10,1 %, tiré vers le bas par les performances d’Opel. Renault limite la casse (-7 %), mais Toyota s’enfonce avec une chute de 25 %. Volkswagen, troisième sur le marché, voit ses ventes reculer de près de 12 %. Quant à Tesla, la marque américaine accuse une baisse vertigineuse de 67 % sur un an, avec seulement 721 véhicules écoulés en mai.
Malgré des gammes renouvelées, comme la R5 électrique chez Renault ou l’ë-C3 chez Citroën, l’électrique ne parvient pas à inverser la courbe. Sa part de marché stagne autour de 18 % depuis janvier, avec 119 475 unités immatriculées, soit 10 000 de moins qu’en 2024. Les hybrides, en revanche, progressent, passant de 30 % à 45 % des ventes. Une tendance qui reflète, selon les experts, la recherche d’une alternative plus accessible que l’électrique pur, jugé trop coûteux.
Plusieurs facteurs expliquent ce marasme : durcissement des malus écologiques, réduction des aides gouvernementales et contexte économique morose. La guerre commerciale entre grandes puissances et la défiance des ménages français, dont la confiance atteint des niveaux historiquement bas, aggravent la situation. Les professionnels du secteur espèrent un éventuel rebond lié à la suppression annoncée des zones à faibles émissions, mais aucun signe de redressement n’est attendu avant plusieurs mois.

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