Monde
Le Congrès américain défie la politique commerciale de l’exécutif
Un vote symbolique mais révélateur à la Chambre des représentants a vu une fraction des élus républicains s’opposer aux mesures protectionnistes du président, illustrant des tensions persistantes au sein de la majorité.
Plusieurs membres du parti républicain à la Chambre des représentants ont pris leurs distances avec la ligne présidentielle en approuvant une résolution visant à abroger les taxes douanières appliquées aux produits canadiens. Cette initiative, soutenue par l’ensemble des élus démocrates, constitue un désaveu politique pour l’administration en place, qui a immédiatement réagi. Le président a en effet averti, via ses canaux de communication habituels, que les parlementaires de son camp ayant voté en ce sens en paieraient le prix lors des prochaines élections, y compris lors des primaires internes. Il a réaffirmé que ces droits de douane étaient selon lui un pilier fondamental de la sécurité économique et nationale du pays.
Le texte adopté doit désormais être examiné par le Sénat. Son avenir législatif reste cependant incertain. Même en cas d’adoption par la chambre haute, un veto présidentiel est attendu. Pour le contourner, une majorité des deux tiers dans les deux chambres serait nécessaire, un seuil difficile à atteindre compte tenu de la composition actuelle du Congrès. La portée de ce vote est donc principalement politique, servant à marquer une opposition et à réaffirmer les prérogatives du pouvoir législatif.
Ce scrutin a été rendu possible par l’expiration d’une disposition qui gelait toute action parlementaire sur ce dossier. Le leader républicain à la Chambre avait tenté, sans succès, de prolonger ce blocage jusqu’à la dernière minute. Le vote intervient également dans le contexte de l’état d’urgence déclaré l’an dernier, lequel avait servi de base légale à l’instauration de ces mesures commerciales. En rejoignant les démocrates, six élus républicains ont ainsi acté la fin de cet état d’urgence pour les importations en provenance du Canada.
Cette fronde parlementaire reflète des réserves plus larges, quoique souvent exprimées avec prudence, au sein de la droite américaine concernant la politique commerciale protectionniste. Certains élus, se réclamant d’un conservatisme traditionnel et du libre-échange, estiment que le pouvoir de fixer les tarifs douaniers relève constitutionnellement du Congrès et non de l’exécutif. Un élu républicain a ainsi publiquement défendu son vote, estimant que ces taxes représentaient en définitive une charge pour le consommateur américain et que le législateur ne pouvait se dérober à ses responsabilités.
Les relations commerciales avec le Canada, partenaire historique, ont été marquées par plusieurs vagues de taxes depuis le début de l’actuel mandat présidentiel. L’an dernier, des surtaxes importantes avaient été décrétées sur une série de produits, avant d’être partiellement assouplies pour les importations d’énergie. Des exemptions substantielles, héritées de l’accord de libre-échange nord-américain, sont restées en vigueur, préservant une large partie des échanges bilatéraux.
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