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L’affaire Bergé se referme sans procès

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L’enquête sur des soupçons de faux témoignage visant la ministre Aurore Bergé, close sans mise en examen, écarte toute perspective de procès devant la Cour de justice de la République.

La procédure judiciaire ouverte à l’encontre d’Aurore Bergé, ministre de l’Égalité, s’achève sans qu’aucune charge ne soit retenue contre elle. L’information judiciaire, diligentée par la Cour de justice de la République, a été officiellement clôturée, a confirmé le parquet général près la Cour de cassation. Aucune mise en examen n’a été prononcée dans ce dossier, ce qui éloigne significativement la possibilité d’un procès pour la figure macroniste de 39 ans.

L’affaire avait éclaté à la suite de la publication de l’enquête intitulée « Les Ogres », signée par le journaliste Victor Castanet, récompensé du prix Albert-Londres pour ses précédents travaux sur le secteur des maisons de retraite. L’ouvrage, paru en septembre 2024, mettait en lumière les dérives de certains groupes privés de crèches et évoquait un prétendu « pacte de non-agression » entre Aurore Bergé, alors ministre de la Famille, et Elsa Hervy, déléguée générale de la Fédération française des entreprises de crèches.

Un courriel révélé par le journaliste indiquait que la ministre avait qualifié Mme Hervy de « copine » dans un échange avec sa directrice de cabinet, affirmant qu’elle serait « très aidante ». Cependant, lors de son audition sous serment devant une commission d’enquête parlementaire en avril 2024, Aurore Bergé avait fermement nié tout « lien personnel, intime ou amical » avec la lobbyiste. Des députés de La France insoumise et du groupe Écologiste et social l’avaient alors soupçonnée d’avoir dissimulé ses relations avec les représentants du secteur.

Les investigations menées par les gendarmes de la section de recherches de Paris et trois magistrats de la CJR ont cherché à établir la nature exacte des liens entre les deux femmes. Elsa Hervy, entendue à deux reprises en juin et octobre 2025, a été placée sous le statut de témoin assisté, une position intermédiaire qui n’implique pas une mise en examen mais indique l’existence d’indices sans qu’ils soient suffisants pour engager des poursuites.

Le ministère public doit désormais rendre ses réquisitions, pouvant opter pour un non-lieu ou demander des investigations complémentaires. Il ne peut en revanche pas requérir un procès contre une personne bénéficiant du statut de témoin assisté. L’avocate de la ministre, Me Jade Dousselin, a rappelé que sa cliente avait « toujours démenti catégoriquement les accusations » et avait déposé une plainte en diffamation. La Fédération française des entreprises de crèches et Elsa Hervy ont également engagé des poursuites pour diffamation contre Victor Castanet, réaffirmant que leurs échanges avec Aurore Bergé étaient « strictement professionnels » et qu’aucun pacte n’avait jamais existé.

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