Monde
L’administration Trump conditionne la paix iranienne à une normalisation régionale
Le président américain exige que Riyad et Doha normalisent leurs relations avec Israël dans le cadre d’un accord global sur le nucléaire iranien, tandis que Téhéran évoque des avancées sans confirmer d’accord imminent.
Donald Trump a lancé un ultimatum diplomatique inattendu en exigeant que l’Arabie saoudite et le Qatar rejoignent le processus de normalisation avec Israël, liant explicitement cette condition à la conclusion d’un accord de paix avec l’Iran. Cette déclaration, diffusée sur les réseaux sociaux, intervient alors que les négociations entre Washington et Téhéran semblaient connaître une embellie après des semaines d’impasse. Le président américain a estimé que les pays du Golfe devaient impérativement signer les accords d’Abraham, un cadre de normalisation israélo-arabe initié en 2020, au moment même où un pacte serait conclu avec l’Iran.
Cette exigence ajoute une couche de complexité à des discussions déjà ardues. Les accords d’Abraham avaient permis aux Émirats arabes unis et à Bahreïn de normaliser leurs liens avec Israël, mais l’Arabie saoudite, tout comme la Syrie et le Liban, s’y étaient jusqu’ici refusés, notamment en raison du conflit dévastateur à Gaza. Selon des analystes basés à Washington, cette nouvelle demande révèle une méconnaissance des réalités du Moyen-Orient, où la guerre a profondément radicalisé les positions.
Du côté iranien, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a reconnu des progrès substantiels sur plusieurs points de discussion, tout en démentant toute perspective d’accord immédiat. Il a accusé l’administration américaine d’inconstance dans sa position. Trump a lui-même tempéré les attentes en affirmant que l’accord serait soit excellent et significatif, soit inexistant. Son allié israélien continue de marteler la nécessité d’éliminer toute menace nucléaire iranienne, un point que Téhéran refuse d’aborder dans l’immédiat.
Sur le plan économique, les marchés ont réagi favorablement aux signaux de détente. Le prix du pétrole a chuté de cinq pour cent, le Brent de la mer du Nord repassant sous la barre des cent dollars pour la première fois en deux semaines, porté par l’espoir d’une réouverture du détroit d’Ormuz. Téhéran a évoqué la possibilité d’imposer des frais pour des services de navigation plutôt que des péages, en échange de la levée du blocus américain de ses ports. Le dégel des avoirs iraniens bloqués à l’étranger reste un point crucial pour un pays affaibli par des décennies de sanctions.
Le front libanais constitue une autre pomme de discorde majeure. L’Iran insiste pour que tout cessez-le-feu s’applique à l’ensemble des théâtres de la guerre régionale, y compris au Liban où le Hezbollah est intervenu en soutien à Téhéran. Les analystes estiment que l’Iran ne peut se permettre de sacrifier son allié libanais, ce qui pourrait faire capoter les négociations. Pendant ce temps, la population iranienne vit dans une attente éprouvante, oscillant entre espoir et désillusion face à des discussions diplomatiques aux issues incertaines.
-
Faits DiversEn Ligne 2 joursUn colis commandé en ligne livre une surprise inattendue dans le Tarn-et-Garonne
-
NewsEn Ligne 7 joursUn pompier tué sur la Promenade des Anglais : le conducteur sous protoxyde d’azote écope de six ans de prison ferme
-
CultureEn Ligne 2 joursCoward : deux jeunes acteurs sacrés ensemble à Cannes
-
SportsEn Ligne 5 joursNeymar convoqué par Ancelotti pour le Brésil !
-
SportsEn Ligne 6 joursAmour et rivalité : la finale de la Ligue des champions féminine s’annonce explosive pour le couple Engen-Léon
-
SociétéEn Ligne 4 joursLa France, sanctuaire menacé de l’État de droit, selon Sébastien Lecornu
-
CultureEn Ligne 5 joursLFI promet une loi choc contre la concentration des médias en cas de victoire en 2027
-
NewsEn Ligne 5 joursLa facture salée des hôpitaux publics français en 2024