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La Transchablaisienne, nouvelle autoroute contestée en Haute-Savoie

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Un projet routier de seize kilomètres reliant Machilly à Thonon-les-Bains suscite l’opposition des défenseurs de l’environnement, qui dénoncent une aggravation des impacts écologiques.

Samedi 2 mai, les opposants au projet d’autoroute A412, également appelée Transchablaisienne, se sont rassemblés pour manifester. Cette mobilisation intervient alors qu’une consultation publique électronique est ouverte depuis le 20 avril et se poursuit jusqu’au 3 juin, avant le début des travaux prévu en septembre 2026. Ce dossier, qui remonte à une quarantaine d’années, bénéficie du soutien de la préfecture de Haute-Savoie.

Les détracteurs de cette infrastructure de seize kilomètres, qui devrait relier Machilly, commune frontalière du canton de Genève, à Thonon-les-Bains, sur les rives du lac Léman, alertent sur les conséquences environnementales. Selon Anne Lassman-Trappier, présidente de France Nature Environnement Haute-Savoie, l’emprise du chantier a considérablement augmenté depuis la Déclaration d’Utilité publique accordée en 2019. La surface concernée passerait de 126 à 177 hectares, dont 56 hectares de zones humides et 70 hectares de terres agricoles. « Pour nous, ce n’est plus du tout le même projet, donc il devrait repasser par une enquête publique pour l’autorisation environnementale », a-t-elle déclaré.

La militante établit un parallèle avec le projet de l’A69 dans le Tarn, qui avait suscité une forte mobilisation et des revirements administratifs. « On est très inquiets, ça ressemble à ce qui a été fait pour l’A69, on lance les travaux et on fait les procédures après. Si la décision de la préfecture est rendue fin août pour un début des travaux début septembre, on n’aura pas le temps de déposer un recours », a-t-elle expliqué.

De son côté, Amadea, filiale d’Eiffage et porteuse du projet, affirme que cette autoroute est « attendue par 80% de la population et soutenue par l’ensemble des collectivités locales et le Conseil départemental ». L’entreprise met en avant la nécessité de désenclaver la région.

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