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Washington réduit sa présence militaire en Allemagne, Berlin prend acte

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Le Pentagone a officialisé le retrait d’environ 5 000 soldats américains stationnés en Allemagne, une décision que Berlin a accueillie sans surprise tout en appelant l’Europe à renforcer sa propre défense.

Le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, a indiqué que ce désengagement était anticipé, soulignant la nécessité pour les Européens d’assumer davantage de responsabilités en matière de sécurité. Cette annonce intervient dans un contexte de tensions entre le président américain Donald Trump et le chancelier allemand Friedrich Merz, notamment au sujet du conflit en Iran. Les relations transatlantiques se sont tendues après que Merz a critiqué l’absence de stratégie américaine face à Téhéran, provoquant une réponse cinglante de Trump.

L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord a indiqué travailler avec Washington pour clarifier les motivations de ce retrait, qui réduira d’environ 15 % les effectifs américains en Allemagne, actuellement estimés à 36 000 soldats. Le Pentagone prévoit de finaliser cette opération dans un délai de six à douze mois.

Parallèlement, Donald Trump a annoncé son intention d’augmenter les droits de douane sur les véhicules importés depuis l’Union européenne, ciblant directement l’industrie automobile allemande. Il reproche à Bruxelles de ne pas avoir pleinement mis en œuvre l’accord commercial conclu l’été dernier, tandis que l’UE affirme respecter ses engagements tout en se réservant le droit de réagir si Washington ne tient pas ses promesses.

La présence militaire américaine en Allemagne, bien qu’en déclin depuis la fin de la Guerre froide, demeure un pilier de la sécurité nationale face à la menace russe. Des voix s’élèvent outre-Atlantique pour dénoncer cette décision, jugée contre-productive au moment où Moscou poursuit son agression en Ukraine. Le sénateur démocrate Jack Reed a qualifié ce retrait de cadeau à Vladimir Poutine, remettant en cause la fiabilité des engagements américains.

Donald Trump a également évoqué une possible réduction des forces américaines en Italie et en Espagne, où stationnent respectivement près de 12 700 et 3 800 soldats. L’Union européenne a rappelé que ces déploiements servent aussi les intérêts stratégiques des États-Unis à l’échelle mondiale.

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