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La renaissance de la cathédrale de Nantes après cinq années de restauration

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L’édifice religieux rouvre ses portes ce samedi, marquant une étape symbolique dans le long processus de réhabilitation consécutif à l’incendie criminel de juillet 2020. Les célébrations prévues honorent le travail des artisans et des secours tout en rappelant que le chantier se poursuivra jusqu’en 2028.

La cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Nantes accueillera de nouveau le public à compter de ce week-end, plus de cinq ans après les flammes qui avaient gravement endommagé sa structure. Classée monument historique, elle avait été fermée à la suite de cet événement survenu en plein été 2020. Si la réouverture constitue un jalon important, les travaux de restauration menés sous la direction de l’architecte en chef des monuments historiques, Pascal Prunet, doivent se prolonger encore plusieurs années.

Une série d’hommages et d’animations est prévue samedi après-midi pour marquer cette étape. Une cérémonie rendra notamment hommage aux artisans ayant œuvré sur le chantier, tandis que des sapeurs-pompiers témoigneront de leur intervention lors du sinistre. Un spectacle et un concert seront également donnés sur le parvis. Plusieurs personnalités, dont la ministre de la Culture Rachida Dati, l’évêque de Nantes Mgr Laurent Percerou et la maire Johanna Rolland, prendront la parole en milieu d’après-midi. L’ouverture des portes coïncidera avec une audition de l’orgue, symbole de la reprise de la vie cultuelle et culturelle.

Financé intégralement par l’État à hauteur de 32 millions d’euros, le chantier a d’abord nécessité d’importants travaux de dépollution, avant de se concentrer sur la restauration du bras sud du transept et du chœur. Les interventions ont par ailleurs permis la réalisation de fouilles archéologiques, qui ont révélé les fondations de l’ancienne nef ainsi que plusieurs sépultures.

Rappelons que l’incendie du 18 juillet 2020 avait été allumé volontairement en trois points distincts de l’édifice. L’enquête avait rapidement identifié un bénévole d’origine rwandaise, Emmanuel Abayisenga, qui avait reconnu les faits une semaine plus tard. Condamné en 2023 à quatre ans d’emprisonnement ferme pour ces actes, il est depuis renvoyé devant une cour d’assises pour être jugé dans une autre affaire, celle de la mort du père Olivier Maire survenue en Vendée en août 2021.

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