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La princesse Anne appelle à ne pas oublier les sacrifices de la Somme

La sœur du roi Charles III a présidé les commémorations du 110e anniversaire de cette bataille dévastatrice. Elle a rappelé que le devoir de mémoire…

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La princesse Anne appelle à ne pas oublier les sacrifices de la Somme

La sœur du roi Charles III a présidé les commémorations du 110e anniversaire de cette bataille dévastatrice. Elle a rappelé que le devoir de mémoire devient chaque année plus urgent.

Il y a 110 ans, le 1er juillet 1916, des dizaines de milliers de soldats britanniques montaient à l’assaut dans la Somme. L’état-major pensait avoir affaibli les lignes allemandes par des bombardements intensifs. Il s’est lourdement trompé. En une seule journée, les Britanniques ont perdu 20 000 hommes, tués ou disparus, et près de 40 000 autres ont été blessés. C’est le jour le plus sanglant de toute l’histoire militaire du Royaume-Uni. Pourtant, les Alliés ont poursuivi l’offensive jusqu’en novembre. Au total, plus d’un million de soldats ont été mis hors de combat, dont plus de 400 000 morts ou disparus. Le tout pour des gains territoriaux minuscules. Un massacre dont les cicatrices restent vives.

La princesse Anne, présidente de la Commission des sépultures de guerre du Commonwealth, s’est exprimée sur le site du mémorial de Thiepval. Elle a déclaré que la responsabilité de la mémoire nous incombe de plus en plus clairement, à mesure que la Première Guerre mondiale s’enfonce dans l’histoire. Notre devoir, a-t-elle ajouté, n’est pas seulement d’honorer le sacrifice, mais aussi de veiller à ce que les leçons ne soient ni oubliées ni considérées comme acquises. Un message fort, alors que les derniers témoins directs ont disparu et que le temps efface les souvenirs.

Chaque année, des familles continuent de faire le voyage jusqu’à Thiepval. John Ruddick, 77 ans, et sa sœur Winifred, 79 ans, viennent du nord de l’Angleterre pour honorer leur oncle Edward, tué à 21 ans le premier jour de la bataille. Son corps n’a jamais été retrouvé. Comme lui, 72 000 soldats britanniques et sud-africains disparus dans la Somme entre 1915 et 1918 sont gravés sur les murs du mémorial Art déco de 45 mètres de haut. Un site qui attire plusieurs centaines de milliers de visiteurs par an, dont de nombreux écoliers venus d’outre-Manche. Car des soldats de tout l’Empire britannique ont combattu ici Canadiens, Australiens, Indiens et bien d’autres. Leurs descendants viennent parfois de très loin pour ne pas laisser la mémoire s’éteindre.

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