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La justice se prononce sur le cyberharcèlement visant l’épouse du chef de l’État
Le tribunal correctionnel de Paris rendra ce lundi son verdict dans une affaire devenue emblématique de la lutte contre les campagnes de dénigrement en ligne. Dix individus sont poursuivis pour avoir participé à la diffusion massive d’insultes et de fausses informations à l’encontre de Brigitte Macron.
L’audience, qui s’est tenue fin octobre, a mis en lumière l’ampleur et la nature des attaques subies par la Première dame. Ces contenus, largement propagés sur les réseaux sociaux, visaient principalement son identité et la différence d’âge la séparant du président de la République. L’épouse du chef de l’État avait évoqué, à la veille des délibérations, la nécessité de montrer l’exemple dans ce combat, soulignant l’impact de ces rumeurs sur son entourage familial.
Lors des réquisitions, le parquet a demandé des peines allant de trois à douze mois d’emprisonnement avec sursis, ainsi que des amendes pouvant atteindre huit mille euros. La qualification de cyberharcèlement sexiste a été retenue. Les magistrats ont distingué les rôles des prévenus, certains étant présentés comme les instigateurs de ces campagnes, d’autres comme de simples relais.
Parmi les faits jugés figure la propagation d’une théorie infondée niant l’existence de Brigitte Macron et affirmant qu’un membre de sa famille aurait usurpé son identité. La fille de l’intéressée, Tiphaine Auzière, est venue témoigner des conséquences de ces allégations sur la santé de sa mère, décrivant une vigilance permanente face à ces remises en cause.
Plusieurs des principaux accusés ont défendu leurs propos en invoquant la satire ou la liberté d’expression, exprimant leur surprise d’être poursuivis. L’un d’eux, un écrivain utilisant le pseudonyme de Zoé Sagan, avait notamment qualifié la relation du couple présidentiel de crime. Un autre prévenu, auteur d’un livre à succès sur le sujet, est poursuivi séparément. Son ouvrage, associé aux interventions de l’influenceuse américaine Candace Owens, a donné une dimension internationale à cette affaire. Le couple Macron a d’ailleurs engagé des poursuites aux États-Unis contre cette dernière.
L’attente du verdict porte sur la responsabilité pénale de chacun dans cette mécanique de dénigrement et sur le message que la justice entend adresser concernant les limites de l’expression en ligne.
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