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Culture

La Bola Negra : une fresque LGBT qui traverse les époques

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Portée par un casting éclatant et une narration audacieuse, cette œuvre de deux heures trente-cinq minutes s’impose comme un plaidoyer vibrant pour l’acceptation de soi.

Deuxième long-métrage du célèbre duo espagnol Javier Calvo et Javier Ambrossi, surnommé Los Javis, ce film entremêle des récits qui s’étendent de la guerre civile espagnole à nos jours. L’intrigue radiographie des amours homosexuelles étouffées par le poids du secret et de l’époque. Le titre fait référence à une œuvre inachevée du poète Federico García Lorca, fusillé en 1936. Les réalisateurs, qui furent en couple jusqu’à récemment, confient que cette sélection en compétition cannoise revêt une importance particulière. Ils soulignent la présence de deux cinéastes gays et de trois acteurs principaux ouvertement homosexuels. Pour eux, le film porte un message clair : les avancées en matière de droits LGBT sont irréversibles.

Trois destins s’y croisent. En 1932, un jeune homme est exclu d’un club huppé en raison de son orientation sexuelle. Pendant la guerre civile, le désir naît entre deux soldats ennemis. En 2017, un jeune historien gay mène une quête de vérité. La star espagnole Penélope Cruz fait une apparition remarquée, interprétant une égérie militaire. Le délégué général du festival, Thierry Frémaux, qualifie cette prestation de brève mais inoubliable. Les réalisateurs louent son humilité, la décrivant comme une actrice qui s’enquiert avec simplicité de la justesse de son jeu. Ils ajoutent que sa présence permet au film de conserver son essence LGBT tout en visant un public large et ambitieux.

À Cannes, cette fresque illustre la vitalité du cinéma espagnol, avec trois productions ibériques en lice pour la Palme d’or, dont le verdict sera rendu samedi soir.

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