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Guinée: la tension monte encore, le pouvoir de Condé réquisitionne l’armée

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La tension est encore montée d’un cran en Guinée vendredi, le pouvoir donnant un tour de vis sécuritaire dans l’attente des résultats officiels et finaux de la présidentielle, qui devraient créditer le sortant Alpha Condé de la majorité absolue dès le premier tour.

Les autorités ont réquisitionné l’armée, a annoncé la télévision nationale jeudi soir, tandis que de nouveaux affrontements entre jeunes supporteurs du challenger de M. Condé, Cellou Dalein Diallo, et forces de sécurité étaient rapportés vendredi à Conakry et en province.

Un photographe de l’AFP a vu une trentaine de pick-ups chargés de soldats remonter l’axe menant du centre de la capitale aux quartiers périphériques qui sont les foyers de la violence et de la contestation depuis des mois.

Des témoins ont fait état de confrontations violentes dans le quartier de Sonfonia. La presse a décrit des incidents et des tirs nourris à Labé (centre).

La Guinée est plongée depuis un an dans une profonde crise pollitique. Des mois de mobilisation contre l’éventualité d’un troisième mandat de M. Condé, à plusieurs reprises durement réprimée, ont fait des dizaines de morts civils.

Comme redouté de toutes parts, après une campagne acrimonieuse émaillée d’incidents, les esprits se sont échauffés avec la présidentielle.

« Pyromane »

Les violences ont fait une dizaine de morts depuis dimanche selon les autorités, 27, tous tués par balles à Conakry et en province, selon le parti de M. Diallo, l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG).

M. Diallo, battu par M. Condé en 2010 et 2015, a proclamé sa victoire lundi en se fondant sur les données remontées par ses partisans envoyés dans les bureaux de vote pour ne pas s’en remettre aux organes officiels, la commission électorale et la Cour constitutionnelle, inféodées au pouvoir selon lui. Il revendique 53% des suffrages.

Le pouvoir accuse M. Diallo de souffler sur les braises. Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, le parti de M. Condé, le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), traite M. Diallo de « pyromane », et parle « d’appel au meurtre et à la guerre civile » de sa part.

Les fronts n’ont cessé de se durcir à mesure que la commission égrénait chaque soir les résultats d’un certain nombre de circonscriptions. Ce rituel fastidieux a progressivement dessiné les contours d’une victoire officielle de M. Condé, enrageant les supporteurs de M. Diallo.

Jeudi soir, la commission électorale avait communiqué les résultats de 37 des 38 circonscriptions nationales – hors circonscriptions de l’étranger, bien plus réduites – ne laissant plus de doute sur ce que serait l’issue pour les organes officiels.

Selon l’addition de ces résultats, M. Condé l’emporte avec plus de 2,4 millions des voix sur environ 3,9 millions d’exprimés, distançant très largement M. Diallo (environ 1,2 million de suffrages) et s’assurant une majorité absolue et une réélection dès le premier tour.

Un Front réactivé

Le parti de M. Diallo dénonce une « fraude à grande échelle ». « Quand Alpha a vu qu’il ne pouvait pas gagner, il a mobilisé ses préfets, ses sous-préfets, ses agents dans les régions pour sauver son mandat », a dit M. Diallo vendredi à l’AFP.

Les autorités ont déployé un important dispositif policier autour de sa maison à Conakry, pour sa propre sécurité, disent-elles. M. Diallo se dit « séquestré ». Les autorités ont aussi mis sous scellés ses bureaux, pour faire disparaître les preuves de sa victoire, dit-il, pour diffusion de « messages contraires à l’ordre public », assurent-elles.

Les Guinéens s’inquiètent que les derniers résultats par la commission électorale, peut-être vendredi, n’enflamment encore les passions.

La Guinée s’est retrouvée vendredi avec un internet fortement dégradé. Netblocks, groupe qui surveille de telles coupures, a expliqué soupçonner l’action de l’Etat guinéen. Il s’agirait de contrôler la diffusion d’informations à un moment critique.

Une telle censure avait déjà été observée en mars à l’occasion d’un référendum constitutionnel et de législatives controversées. M. Condé n’était alors pas encore officiellement candidat à sa succesion. La nouvelle Constitution visait à moderniser le pays, dit-il. Elle marque l’avènement d’une nouvelle République, qui remet donc, estime-t-il, son compteur présidentiel à zéro et lui permet de briguer un nouveau mandat.

Un Front national de la défense de la Constitution, M. Diallo en tête, menait alors la contestation anti-Condé. Il a lancé vendredi un appel à la reprise des manifestations dans tout le pays à partir de lundi « jusqu’au départ du dictateur Alpha Condé ».

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Gaza : La France soutient la Cour pénale internationale dans ses mandats d’arrêt contre des dirigeants israéliens et du Hamas

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Gaza : La France soutient la Cour pénale internationale dans ses mandats d'arrêt contre des dirigeants israéliens et du Hamas

Le Quai d’Orsay a réaffirmé le soutien de la France à la CPI après la demande de mandats d’arrêt contre Benjamin Netanyahu et des leaders du Hamas pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

La France a exprimé son soutien à la Cour pénale internationale (CPI) suite à la demande de mandats d’arrêt contre des dirigeants israéliens, dont le Premier ministre Benjamin Netanyahu, et des responsables du mouvement islamiste palestinien Hamas. Le Quai d’Orsay a publié un communiqué dans la nuit de lundi à mardi, soulignant l’importance de l’indépendance de la CPI et la lutte contre l’impunité.

« La France soutient la Cour pénale internationale, son indépendance, et la lutte contre l’impunité dans toutes les situations », a déclaré la diplomatie française. Le communiqué rappelle également la condamnation par la France, dès le 7 octobre, des massacres antisémites perpétrés par le Hamas, qualifiant ces actes de « barbares » et dénonçant les attaques contre des civils, accompagnées de tortures et de violences sexuelles.

Concernant Israël, le Quai d’Orsay a souligné l’impératif du respect strict du droit international humanitaire, dénonçant les pertes civiles inacceptables dans la bande de Gaza et l’accès humanitaire insuffisant. La France appelle à une « solution politique durable » comme seule voie pour rétablir la paix.

Le procureur de la CPI, Karim Khan, a annoncé lundi avoir réclamé des mandats d’arrêt contre Benjamin Netanyahu et son ministre de la Défense, Yoav Gallant, pour des crimes tels que « le fait d’affamer délibérément des civils », « homicide intentionnel » et « extermination et/ou meurtre » en lien avec l’opération israélienne à Gaza. Des mandats ont également été demandés contre Ismaïl Haniyeh, Mohammed Deif, et Yahya Sinouar, hauts dirigeants du Hamas, pour « extermination », « viol et autres formes de violence sexuelle », et « prise d’otages en tant que crime de guerre ».

Si Paris soutient la CPI, le président américain Joe Biden a fermement défendu Israël, qualifiant de « scandaleuse » la demande de mandats d’arrêt contre des dirigeants israéliens. Antony Blinken, secrétaire d’État américain, a également critiqué cette démarche, la qualifiant de « honte ». En France, plusieurs dirigeants de la gauche ont exprimé leur satisfaction suite à l’annonce de la CPI.

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Gaza : un mandat d’arrêt pour crime de guerre et crime contre l’humanité demandé contre Benjamin Netanyahu

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Gaza : un mandat d’arrêt pour crime de guerre et crime contre l’humanité demandé contre Benjamin Netanyahu

La Cour pénale internationale (CPI) a émis une demande de mandat d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour des crimes présumés commis lors de l’offensive à Gaza depuis octobre.

Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Karim Khan, a officiellement requis, ce lundi 20 mai, un mandat d’arrêt contre le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, pour crime de guerre et crimes contre l’humanité présumés commis dans la bande de Gaza. Cette demande concerne les actions menées par Israël depuis l’offensive lancée le 8 octobre 2023.

Dans un communiqué, la CPI a indiqué avoir « des motifs raisonnables de croire » que Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense, Yoav Galant, sont pénalement responsables de crimes de guerre et crimes contre l’humanité, incluant « le fait d’affamer délibérément des civils », « homicide intentionnel » et « extermination et/ou meurtre ».

La CPI a également demandé des mandats d’arrêt contre Yahya Sinouar, chef du Hamas à Gaza, Mohammed Diab Ibrahim Al-Masri, chef de la branche armée du Hamas, et Ismail Haniyeh, chef de la branche politique du mouvement. Ils sont accusés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité commis en Israël et dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre 2023, notamment extermination, meurtre, prise d’otages, viol, torture, et autres formes de violence sexuelle, traitements cruels et atteintes à la dignité humaine.

Selon la chaîne israélienne Channel 13, le Conseil national de sécurité israélien aurait tenu des discussions secrètes pour se préparer à l’éventualité de mandats d’arrêt internationaux contre les hauts dirigeants du pays. Israël aurait tenté de prévenir cette situation en menant une campagne politique auprès de divers présidents européens, sans succès.

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Iran : le président Ebrahim Raïssi meurt dans un accident d’hélicoptère

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Iran : le président Ebrahim Raïssi meurt dans un accident d’hélicoptère

Le président iranien, Ebrahim Raïssi, a perdu la vie dans un crash d’hélicoptère dimanche 19 mai. Sa disparition pourrait avoir des conséquences géopolitiques significatives dans la région.

Ebrahim Raïssi, président iranien élu depuis trois ans, est décédé dans un accident d’hélicoptère survenu dimanche 19 mai dans le nord-ouest de l’Iran. Son corps a été retrouvé lundi 20 mai sur les lieux du crash, dans une zone escarpée et boisée. L’accident est attribué à un épais brouillard et à de fortes pluies, selon un journaliste iranien présent sur place. Raïssi rentrait en hélicoptère après l’inauguration d’un barrage.

Face à cette tragédie, le guide suprême iranien, Ali Khamenei, a décrété cinq jours de deuil national. Bien que le président Raïssi ait été une figure exécutive importante, c’est l’ayatollah Khamenei qui détient le véritable pouvoir en Iran. Il a assuré la continuité du gouvernement en déclarant qu’il n’y aurait « pas de perturbations dans le travail du pays ». Une élection présidentielle est prévue dans 50 jours pour choisir un nouveau dirigeant.

Malgré le deuil officiel, la réaction publique à Téhéran a été contrastée. Dimanche soir, des feux d’artifice ont été tirés pour célébrer l’accident. « Notre jeune génération est contente qu’il soit mort. Ça nous fait bien rire, et on le dit sur les réseaux sociaux », a confié un opposant au régime sous couvert d’anonymat.

La mort de Raïssi pourrait entraîner des répercussions géopolitiques dans la région, alors que l’Iran continue de jouer un rôle central au Moyen-Orient. La stabilité politique du pays et ses relations avec les voisins et les puissances mondiales seront étroitement surveillées dans les semaines à venir.

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