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Georges Abdallah retrouve la liberté après quatre décennies d’incarcération en France
L’ancien militant libanais, condamné dans les années 1980, a quitté le territoire français à destination de Beyrouth ce vendredi matin.
Georges Ibrahim Abdallah a pris ce vendredi matin un vol en direction du Liban, mettant fin à plus de quarante années passées dans les prisons françaises. L’homme de 74 ans, ancien instituteur et figure emblématique de la cause palestinienne, avait été condamné en 1987 pour complicité dans les assassinats de deux diplomates, un Américain et un Israélien, survenus en 1982.
Son départ a été précédé d’un convoi sécurisé quittant la prison de Lannemezan aux premières heures de la journée. Selon des sources concordantes, il a ensuite embarqué à bord d’un avion depuis l’aéroport de Roissy, sous escorte. Le chargé d’affaires de l’ambassade du Liban à Paris, présent sur place, a indiqué que l’homme se portait bien et se réjouissait de retrouver sa famille après des décennies de détention.
La cour d’appel de Paris avait ordonné sa libération conditionnelle la semaine dernière, sous réserve qu’il quitte définitivement le territoire français. Bien que libérable depuis 1999, ses multiples demandes avaient jusqu’ici été rejetées, faisant de lui l’un des détenus les plus anciens de France. Ses avocats ont souligné son état d’esprit serein à la veille de son départ, malgré un retour dans une région marquée par des tensions persistantes.
Avant de quitter sa cellule, Georges Abdallah a remis ses effets personnels à ses codétenus et à son cercle de soutien, n’emportant qu’une modeste valise. Ses proches espèrent une réception officielle à son arrivée à Beyrouth, avant qu’il ne rejoigne son village natal de Kobayat, dans le nord du Liban.
Les magistrats ont justifié leur décision en estimant que l’ancien membre des Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL), un groupe aujourd’hui disparu, ne représentait plus de menace pour l’ordre public. Bien qu’ils aient relevé l’absence de regrets de sa part concernant les victimes, ils ont considéré que sa détention prolongée était désormais disproportionnée.
Le parquet général, soutenu par les États-Unis et les parties civiles, a formé un pourvoi en cassation, sans toutefois pouvoir suspendre sa libération. Les crimes pour lesquels il avait été condamné remontent à une époque marquée par la guerre civile libanaise et les tensions régionales, dans un contexte où les FARL ciblaient les intérêts israéliens et américains.
Son procès, en 1987, s’était tenu dans un climat de forte tension, alors qu’il était injustement associé à une vague d’attentats survenue en France. Condamné à la réclusion à perpétuité, il avait toujours maintenu son engagement politique, affirmant lors d’un récent entretien que « quarante ans, c’est beaucoup, mais on ne les sent pas quand il y a une dynamique de lutte ».
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