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Société

Gabriel Attal dévoile ses quatre priorités pour la présidentielle

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L’ancien Premier ministre, officiellement candidat, a présenté son programme articulé autour de l’éducation, du pouvoir d’achat, de la maîtrise des flux migratoires et de l’intelligence artificielle.

Gabriel Attal a détaillé ce week-end les grandes orientations de son projet présidentiel, qu’il résume en quatre axes fondamentaux. L’ancien locataire de Matignon, qui a officialisé sa candidature vendredi, estime que la France peut reconquérir son rang de première puissance européenne si elle parvient à relever ces défis.

En matière d’éducation, le candidat promet des mesures dès la rentrée 2027. Il entend imposer l’obtention du brevet comme condition d’accès au lycée, une réforme déjà esquissée lors de son passage rue de Grenelle. Il prévoit également d’intégrer l’intelligence artificielle dans les programmes scolaires dès le collège et de réduire les effectifs par classe, en s’appuyant sur la baisse démographique pour financer ces changements sans sacrifier les moyens alloués à l’école. M. Attal déplore une diminution de 15% des dépenses d’éducation et de recherche rapportées à la richesse nationale depuis trente ans, une tendance inverse à celle observée chez les grandes nations concurrentes. Il met en garde contre une fracture générationnelle qui verrait les actifs se sentir abandonnés par leur pays.

Le deuxième chantier concerne la rémunération du travail. Refusant d’abandonner ce thème à la gauche, il propose de réduire l’écart entre le salaire brut et le salaire net, en réalisant des économies sur les dépenses sociales et en réformant l’assurance-chômage. Sur le volet migratoire, il réaffirme sa volonté d’instaurer une préférence pour les travailleurs. Concernant l’intelligence artificielle, il ambitionne de former vingt millions de salariés en cinq ans.

Interrogé sur la gestation pour autrui, à laquelle il se dit favorable, M. Attal appelle à ne pas éluder le débat tout en rappelant la liberté de vote qui prévaut dans les partis sur les questions bioéthiques. Le président de Renaissance se présente comme un candidat du dépassement des clivages, refusant d’être assimilé à un camp politique particulier. Il promet de redonner espoir sans céder au déclinisme ni à une vision catastrophiste, avec l’ambition de renouer avec une promesse d’élévation pour chaque Français. Au sein de la majorité, il anticipe une compétition apaisée avec Édouard Philippe, estimant que les électeurs ne pardonneraient pas une guerre fratricide qui offrirait un second tour entre le Rassemblement national et La France insoumise.

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