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Felix Rosenqvist s’impose d’un souffle dans une édition historique des 500 Miles d’Indianapolis

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Le pilote suédois a décroché sa première victoire dans la mythique épreuve en devançant David Malukas de seulement 23 centièmes de seconde, tandis que Romain Grosjean a su tirer profit d’une stratégie audacieuse pour terminer neuvième.

Felix Rosenqvist a su tirer son épingle du jeu lors des ultimes boucles de la course. Bien que solide durant les essais des deux semaines précédentes, il n’avait décroché que la quatrième place sur la grille de départ, lors des qualifications de la semaine passée. C’est dans les derniers instants qu’il a fait la différence pour remporter les 500 Miles d’Indianapolis pour la première fois de sa carrière. Sous un ciel menaçant, avec la pluie en embuscade, le départ a été donné à l’heure convenue. Le poleman Alex Palou et Alexander Rossi, ce dernier arrivant sur la grille avec des béquilles après un accident survenu le lundi précédent ayant nécessité une opération à la main gauche et à la cheville droite, se sont livrés une bataille acharnée.

Il n’a fallu attendre que le dix-huitième tour pour voir le premier incident : Ryan Hunter-Reay a perdu le contrôle de sa McLaren à la sortie du deuxième virage, emportant Katherine Legge dans sa chute. Profitant de cette neutralisation, la majorité des concurrents ont effectué un arrêt aux stands. Romain Grosjean, quant à lui, a choisi de rester en piste, adoptant une approche différente qui lui a permis de grimper à la deuxième place. Peu après, Ed Carpenter a heurté le mur lors de la relance, provoquant immédiatement un nouveau drapeau jaune.

Le Français a de nouveau opté pour une stratégie décalée en restant en piste, prenant la tête de l’épreuve. Cependant, il n’a pas conservé cette position longtemps après la reprise. Conor Daly, natif de l’Indiana, a fait vibrer les centaines de milliers de spectateurs en s’emparant des commandes. Reparti avec un tour de retard après son premier passage, Romain Grosjean a involontairement aidé le leader Alex Palou en lui permettant d’économiser du carburant grâce à l’aspiration. Les stratégies ont alors commencé à se déployer, avec les pilotes de l’écurie Chip Ganassi Racing, Scott Dixon et Alex Palou, qui se sont échangé les deux premières places.

À l’approche de la mi-course, une erreur de Will Power a entraîné une nouvelle neutralisation. La pluie a alors fait son apparition sur le circuit, provoquant un drapeau rouge après que les 101 tours nécessaires à la validation du résultat aient été dépassés. Le ciel s’est finalement dégagé, et la course a repris après douze minutes d’interruption. Toutefois, des gouttes de pluie sont revenues sept tours plus tard, mais la direction de course a simplement neutralisé l’épreuve pendant moins de dix tours. Cette reprise a vu Josef Newgarden perdre le contrôle de sa monoplace, déclenchant un nouveau drapeau jaune.

De nouveaux passages aux stands ont redessiné la hiérarchie, avec David Malukas en tête devant Alex Palou et Conor Daly. Ce dernier a pris des risques pour s’emparer de la première place à la relance, avant que Scott McLaughlin ne prenne l’avantage. En quête d’une deuxième victoire consécutive, Alex Palou a poussé pour reprendre les commandes. Grâce à la gestion des stratégies, Romain Grosjean s’est retrouvé en cinquième position à l’approche des dix derniers tours. Mais les rebondissements n’étaient pas terminés : Caio Collet a commis une erreur à huit tours de l’arrivée, et la direction de course a sorti le drapeau rouge pour garantir une fin d’épreuve sous drapeau vert.

La relance a été de courte durée, car Mick Schumacher a touché le mur. Le départ a donc été donné à l’entame du dernier tour. Felix Rosenqvist a alors tout donné pour s’imposer avec seulement 23 centièmes de seconde d’avance sur David Malukas, réalisant l’arrivée la plus serrée de l’histoire de l’épreuve. Scott McLaughlin complète le podium, tandis que le leader du championnat, Alex Palou, doit se contenter de la septième place. En fin de course, Romain Grosjean, à la limite au niveau du carburant, termine à une très belle neuvième position, à deux secondes du vainqueur.

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