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Fausses plaquettes et vrais larcins : l’essor des usurpations d’identité policière

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Les forces de l’ordre mettent en garde contre une vague d’escroqueries où des malfaiteurs se font passer pour des agents afin de dérober argent et bijoux aux particuliers, en particulier chez les personnes âgées isolées.

Dans plusieurs départements français, les autorités constatent une multiplication des signalements liés à des vols commis sous couvert d’une fausse qualité officielle. Les délinquants, déguisés en policiers ou en gendarmes, contactent leurs victimes par téléphone ou se présentent directement à leur domicile. Leurs prétextes sont variés : ils évoquent une protection contre un précédent vol, un cambriolage qu’ils auraient eux-mêmes orchestré, ou encore un compte bancaire bloqué. L’objectif reste invariablement le même : s’emparer des économies et des bijoux entreposés chez les particuliers.

Ces imposteurs misent sur la crédulité et la confiance accordée aux uniformes. Ils se procurent facilement de fausses plaques officielles et des tenues achetées sur des sites spécialisés dans les déguisements. Les personnes âgées vivant seules constituent leurs cibles privilégiées, car elles sont souvent plus vulnérables face à ce type de stratagème.

Pour endiguer cette recrudescence, la police nationale a mis en place des ateliers de prévention à travers le pays. Ces sessions visent à apprendre aux citoyens à reconnaître les signes distinctifs des véritables agents. Chaque fonctionnaire porte ainsi un numéro unique gravé sur sa plaque et son uniforme, ainsi que sur un brassard lorsqu’il est en tenue civile. Les cartes d’identification officielles ressemblent à des cartes de crédit, avec une puce électronique, le matricule de l’agent et sa photographie.

Face à un doute persistant, les autorités recommandent de ne pas hésiter à contacter le commissariat ou la brigade de gendarmerie la plus proche. Un officier de police judiciaire a rappelé la conduite à tenir en cas d’incertitude : composer le 17 pour vérifier l’existence du prétendu agent et demander à être mis en relation avec lui. Un uniforme ne suffit pas à garantir la légitimité d’une intervention.

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