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Des émissaires américains et iraniens se croisent au Qatar

Après des frappes aériennes qui ont fissuré la trêve, Washington et Téhéran envoient leurs hommes de confiance à Doha. Mais les deux camps refusent de…

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Des émissaires américains et iraniens se croisent au Qatar

Après des frappes aériennes qui ont fissuré la trêve, Washington et Téhéran envoient leurs hommes de confiance à Doha. Mais les deux camps refusent de s’asseoir à la même table.

Les proches de Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, ont atterri mardi au Qatar. Leur mission discuter avec les médiateurs qataris de la situation en Iran et au Liban. De son côté, Téhéran a aussi annoncé l’envoi d’une délégation d’experts cette semaine. Pourtant, le porte-parole iranien l’a répété aucune rencontre directe n’est prévue avec les Américains. Les deux parties continuent de se contredire, comme elles le font depuis le début des pourparlers qui ont abouti à un protocole d’accord le 17 juin. Ce texte devait mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient, mais les tensions n’ont pas disparu.

Les frappes récentes ont ravivé la menace. Dimanche, les États-Unis ont bombardé l’Iran après l’avoir accusé d’avoir ciblé deux navires. Téhéran a répliqué en visant le Koweït et Bahreïn. Depuis, le front militaire s’est calmé, mais la pression monte autour du détroit d’Ormuz. Le week-end dernier, le trafic maritime a sérieusement ralenti. Seuls 29 bateaux transportant des matières premières ont franchi le détroit samedi, puis 12 dimanche, selon les données d’un observateur maritime. L’Iran veut imposer un droit de passage, une exigence que les États-Unis jugent inacceptable. Des équipes techniques des deux pays doivent justement discuter de la mise en œuvre du protocole d’accord, notamment pour désamorcer ce type d’incidents.

Au Liban, la situation reste tendue. Le Hezbollah, soutenu par l’Iran, a ouvert le feu sur Israël en mars. Israël a riposté et occupe toujours le sud du pays. Vendredi, un accord-cadre a été signé à Washington pour une paix durable, mais il prévoit qu’Israël reste sur place tant que le Hezbollah n’a pas rendu les armes. Le gouvernement libanais peine à faire appliquer cette condition, malgré la pression américaine. Et lundi, une frappe israélienne a encore été signalée dans le sud du Liban. Les canaux de communication restent ouverts, mais l’équilibre est fragile. Les prochains jours à Doha diront si cette trêve tient vraiment.

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