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Des centaines de milliers de pèlerins en prière sur le mont Arafat pour le grand pèlerinage

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Sous une chaleur écrasante, plus d’un million et demi de fidèles musulmans se sont rassemblés mardi sur le mont Arafat, étape centrale du hajj à La Mecque.

Dès les premières lueurs du jour, les croyants ont convergé vers cette colline haute de soixante-dix mètres, située à une vingtaine de kilomètres de La Mecque. C’est en ce lieu que le prophète Mahomet aurait prononcé son dernier sermon. Vêtu de l’ihram, ce vêtement blanc immaculé porté par les hommes durant le pèlerinage, Ahmoud Abou Elezz, ingénieur égyptien de trente-cinq ans, foulait pour la première fois ce sol sacré. « Une sensation que les mots ne peuvent décrire », confie-t-il, un sac à dos sur les épaules et un parasol à la main.

Le site, dépourvu d’ombrage naturel, expose les pèlerins à un soleil de plomb pendant de longues heures. Les températures devraient dépasser les quarante-cinq degrés Celsius. Des équipes médicales ont été déployées pour parer à d’éventuels malaises, tandis que des volontaires distribuent des parasols pour offrir un peu de répit.

Après cette journée de prières et de recueillement, les fidèles se dirigeront vers Muzdalifah pour y collecter des cailloux. Ils procéderont mercredi à la lapidation symbolique du diable, un des rites majeurs du hajj.

Cette édition du pèlerinage se déroule dans un contexte géopolitique tendu, marqué par une intensification des pourparlers entre les États-Unis et l’Iran. L’objectif est de mettre un terme au conflit régional qui a secoué les pays du Golfe, ciblés par des tirs de missiles iraniens en réponse à une frappe israélo-américaine du 28 février contre Téhéran. Quelque trente mille pèlerins iraniens sont présents, selon la compagnie Iran Air, un chiffre nettement inférieur aux quatre-vingt-six mille initialement annoncés en raison de la guerre.

« Ce lieu est celui où le Seigneur rassemble la communauté des croyants, et nous rappelle que nous pouvons être unis en tant que peuples », déclare Karim Hazem, un pèlerin tunisien de quarante ans. Par ailleurs, Donald Trump a affirmé lundi que des nations à majorité musulmane, dont l’Arabie saoudite, « devraient être contraintes » de normaliser leurs relations avec Israël dans le cadre d’un accord de paix, ajoutant une couche d’incertitude aux négociations en cours.

Le hajj, l’un des cinq piliers de l’islam, doit être accompli au moins une fois dans une vie par tout musulman qui en a les moyens. Il se compose d’une série de rites codifiés, célébrés sur plusieurs jours au cœur de La Mecque et dans ses environs. L’Arabie saoudite, qui abrite les lieux les plus saints de l’islam, tire des revenus considérables de ce pèlerinage et de la Omra, le petit pèlerinage effectué à d’autres périodes de l’année.

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