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Des avancées dans les pourparlers irano-américains, mais un accord n’est pas pour tout de suite

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Les discussions entre Téhéran et Washington progressent sur plusieurs points, mais les deux capitales écartent l’hypothèse d’une signature rapide, après des signaux contradictoires observés ces derniers jours.

L’Iran a reconnu lundi des progrès dans les négociations avec les États-Unis visant à mettre un terme durable au conflit, tout en tempérant les attentes d’une conclusion imminente. Cette déclaration intervient après un week-end marqué par des signes d’apaisement, notamment la visite à Téhéran du chef de l’armée pakistanaise, médiateur des discussions, et une série de contacts diplomatiques dans la région du Golfe. Les marchés financiers ont accueilli ces nouvelles avec soulagement, le prix du pétrole brut repassant sous la barre des cent dollars le baril pour la première fois en deux semaines.

« Il est exact de dire que nous sommes parvenus à une conclusion sur une grande partie des questions en discussion », a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï. Il a toutefois nuancé ce constat en affirmant que personne ne pouvait garantir la signature prochaine d’un accord, tout en reprochant à Washington des revirements dans sa position. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio, en déplacement à New Delhi, a lui aussi relativisé l’espoir d’une issue rapide. « Le président n’est pas pressé et ne signera pas un mauvais accord », a-t-il insisté, ajoutant qu’en l’absence d’un texte satisfaisant, d’autres options devraient être envisagées.

Les marchés, pour leur part, ont choisi de se concentrer sur les avancées enregistrées, notamment la perspective d’une réouverture du détroit d’Ormuz. Téhéran avait verrouillé cette voie maritime stratégique dès le début du conflit, provoquant une flambée des cours du pétrole. Le Brent de la mer du Nord, référence mondiale, s’échangeait lundi matin en forte baisse, à 98,36 dollars le baril, tandis que les Bourses européennes ouvraient dans le vert.

Lancé le 28 février par une offensive américano-israélienne contre l’Iran, le conflit s’est rapidement étendu à une grande partie du Moyen-Orient. Il a fait des milliers de victimes, principalement en Iran et au Liban, où le Hezbollah, allié de Téhéran, a ouvert un front contre Israël début mars. Un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril entre l’Iran et les États-Unis, mais l’économie mondiale continue de subir les conséquences du blocage d’Ormuz.

Dans ce contexte, l’Iran a évoqué lundi la possibilité d’instaurer des frais pour « services de navigation » plutôt que des péages pour les navires traversant le détroit. En contrepartie, Téhéran exige la levée du blocus américain imposé à ses ports, une mesure que Donald Trump a conditionnée à la conclusion d’un accord « certifié et signé ». Autre point de friction, le dégel des avoirs iraniens à l’étranger, gelés en raison des sanctions américaines. L’Iran réclame le déblocage d’une partie de ces fonds dès la première phase des négociations, ainsi que la mise en place d’un mécanisme clair pour libérer le reste. Selon une source proche des discussions citée par l’agence Tasnim, des divergences subsistent sur ce dossier.

Reste le front libanais du conflit. Téhéran insiste pour que le cessez-le-feu s’applique à toutes les zones de la guerre régionale, y compris le Liban. Le Hezbollah a exprimé sa confiance dans le soutien de son allié iranien. Mais le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé dimanche que Donald Trump avait réaffirmé le droit d’Israël à se défendre. Le Liban a été entraîné dans le conflit le 2 mars, après des tirs du Hezbollah en représailles à la mort du guide suprême iranien lors de l’offensive initiale. Depuis, les frappes israéliennes ont fait plus de 3 100 morts et déplacé plus d’un million de personnes dans le pays.

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