Société
Dépistage du cancer du sein, la Cour des comptes dresse un constat sévère
Dans un rapport publié ce mercredi, l’institution financière relève des insuffisances persistantes dans l’organisation du dépistage et la qualité du suivi des patientes, malgré une augmentation significative des dépenses publiques.
La Cour des comptes alerte sur les défaillances qui entachent la politique de lutte contre le cancer du sein en France. L’institution souligne que cette pathologie, avec plus de soixante mille nouveaux cas diagnostiqués l’an dernier, demeure la plus répandue et la plus mortelle chez les femmes. Elle engendre annuellement plus de douze mille décès.
Le rapport met en lumière une répartition inégale de l’offre de dépistage sur le territoire national. Les disparités géographiques concernant la densité de radiologues et les délais pour obtenir un rendez-vous créent des obstacles à l’accès aux soins. Par ailleurs, les comportements de recours varient considérablement selon l’âge, les ressources financières, le niveau d’éducation ou la zone d’habitation, creusant les inégalités sociales de santé.
Un point de friction particulier réside dans la coexistence de deux dispositifs, le dépistage organisé et le dépistage individuel. Ce dernier, pris en charge par l’assurance maladie, est jugé moins fiable en l’absence systématique d’une seconde lecture des mammographies. Cette situation instaure une forme de concurrence préjudiciable à la qualité globale du dépistage.
Les dépenses de santé consacrées à ce cancer ont pourtant connu une augmentation marquée, atteignant près de 4,7 milliards d’euros en 2023, soit une progression de soixante-dix pour cent depuis 2015. Cette havette financière, principalement portée par les médicaments et l’hospitalisation, ne s’est pas traduite par une résorption des lacunes identifiées.
Parmi les problèmes persistants figurent l’hétérogénéité des pratiques cliniques, le coût élevé de certaines interventions comme la reconstruction mammaire, et une intégration encore trop limitée des soins de support. Le rapport note également que de nombreuses patientes doivent faire face à des séquelles durables après leur traitement, révélant les insuffisances du suivi à long terme.
Face à ce bilan, la Cour des comptes appelle à une action publique plus vigoureuse. Elle préconise des évolutions organisationnelles et un meilleur ciblage des actions pour renforcer l’efficacité du dépistage. Concernant la prise en charge, elle recommande notamment de faciliter l’accès à l’activité physique adaptée et de généraliser, dès l’année prochaine, un programme personnalisé de suivi pour toutes les femmes ayant été traitées.
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