Nous rejoindre sur les réseaux

Culture

Cannes 2025 : Jafar Panahi, une Palme d’or pour la liberté iranienne

Article

le

Un symbole fort. Le cinéaste dissident iralnien a marqué cette édition par un film clandestin et un appel à l’unité, tandis que le jury a célébré les voix marginales et les nouveaux talents.

La 78e édition du Festival de Cannes s’est achevée sur un moment historique avec la remise de la Palme d’or à Jafar Panahi pour *Un simple accident*, une œuvre tournée dans la clandestinité sous le régime iranien. Le réalisateur, interdit de tournage et emprisonné à plusieurs reprises dans son pays, a profité de la tribune pour lancer un message poignant à ses compatriotes : * »Mettons de côté nos divergences. Ce qui compte aujourd’hui, c’est notre pays et sa liberté. »* Son thriller moral, qui dénonce les violences des forces de sécurité, montre des actrices sans voile, défiant ouvertement les lois de Téhéran. Malgré les risques, Panahi a affirmé ne pas craindre de retourner en Iran, où son sort reste incertain.

Le palmarès a réservé d’autres surprises, marquant un virage vers des productions indépendantes et des révélations. Nadia Melliti, 23 ans, a remporté le prix d’interprétation féminine pour son premier rôle dans *La Petite Dernière*, un film touchant sur l’éveil homosexuel d’une jeune musulmane. Du côté des récompenses masculines, Wagner Moura, star de *Narcos*, a été distingué pour sa performance dans *L’Agent secret* de Kleber Mendonça Filho, primé également pour la mise en scène.

Les frères Dardenne, légendes du cinéma social, ont ajouté un nouveau trophée à leur collection avec le prix du scénario pour *Jeunes Mères*, tandis que Joachim Trier a séduit le jury avec *Valeur sentimentale*, couronné par le Grand Prix. Malgré la présence de sept réalisatrices en compétition, seule l’Allemande Mascha Schilinski a été récompensée, partageant le prix du jury avec Oliver Laxe pour *Sirat*, une plongée hallucinatoire dans l’univers des raves.

Cette édition, résolument politique, a résonné des conflits internationaux et des prises de parole engagées, à l’image de Robert De Niro fustigeant Donald Trump lors de la cérémonie d’ouverture. Entre paillettes et messages forts, Cannes 2025 restera comme une édition où le cinéma a brillé par son courage et sa diversité.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus