Monde
Bolsonaro sous étroite surveillance judiciaire malgré le soutien de Washington

L’ancien président brésilien, déjà accusé de tentative de déstabilisation institutionnelle, se voit imposer des restrictions drastiques, alors que les tensions diplomatiques avec les États-Unis s’intensifient.
L’ex-chef d’État brésilien Jair Bolsonaro fait face à un durcissement des mesures judiciaires à son encontre. Placé sous bracelet électronique et privé de l’usage des réseaux sociaux, l’homme politique d’extrême droite est accusé d’avoir encouragé des ingérences étrangères dans les affaires brésiliennes. Ces décisions interviennent alors que son procès pour tentative de déstabilisation des institutions approche de son terme.
Le juge Alexandre de Moraes, de la Cour suprême, a justifié ces restrictions en invoquant des risques d’obstruction à la justice et des appels à des actions hostiles depuis l’étranger. Interrogé par la presse après une perquisition à son domicile, Bolsonaro a dénoncé une « humiliation suprême », tout en niant toute intention de quitter le territoire national.
Cette escalade judiciaire survient dans un contexte de fortes tensions entre Brasilia et Washington. L’ancien président américain Donald Trump, allié de longue date de Bolsonaro, a annoncé des sanctions commerciales contre le Brésil, qualifiant les poursuites engagées de « chasse aux sorcières ». Une réplique immédiate du président Luiz Inácio Lula da Silva, qui a évoqué la souveraineté brésilienne et promis des mesures de rétorsion.
Les enquêteurs s’intéressent particulièrement aux liens entre Bolsonaro et certains cercles politiques américains, notamment via son fils Eduardo, établi aux États-Unis. Ce dernier est visé par une enquête distincte pour entrave à la justice, soupçonné d’avoir sollicité des pressions internationales sur le processus judiciaire brésilien.
Alors que Bolsonaro risque plusieurs décennies de prison et reste inéligible jusqu’en 2030, ses partisans dénoncent une instrumentalisation politique de la justice. L’ancien président, qui espère une amnistie pour se représenter en 2026, voit dans ces procédures une manœuvre destinée à l’écarter définitivement de la scène politique.
De son côté, Lula a réaffirmé sa volonté de se porter candidat à un nouveau mandat, promettant de ne pas « laisser le pays aux mains de ceux qui veulent le déstabiliser ». Les prochains mois s’annoncent décisifs, tant sur le plan judiciaire que diplomatique, dans un Brésil profondément divisé.

SociétéEn Ligne 6 joursÀ Ulm, le blocage devient une école de la critique
PolitiqueEn Ligne 6 joursHollande recadre le débat sur les violences et refuse de tout imputer à LFI
Faits DiversEn Ligne 4 joursTrappes alerte sur les mots qui précèdent les balles
PolitiqueEn Ligne 7 joursCouvre-feux prolongés, Lecornu consulte les syndicats sans convier les lycéens
PolitiqueEn Ligne 4 joursDarmanin veut que les patrons sachent ce que font leurs salariés pendant les violences
PolitiqueEn Ligne 3 joursMarine Le Pen veut transformer son congrès d’Orléans en rampe de lancement
Faits DiversEn Ligne 5 joursAprès l’incendie de la mairie de Limoges, deux suspects interpellés
Faits DiversEn Ligne 6 joursDe foyers en camps syriens, le parcours brisé de Vanessa Bérard devant les assises
















