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Après l’attaque du vol Flydubai, Trump menace l’Iran de frappes très dures

Le président américain assure que Téhéran paiera si son implication dans l’agression du vol Dubaï-Tel-Aviv est prouvée. À bord, des passagers ont maîtrisé…

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Après l'attaque du vol Flydubai, Trump menace l'Iran de frappes très dures

Le président américain assure que Téhéran paiera si son implication dans l’agression du vol Dubaï-Tel-Aviv est prouvée. À bord, des passagers ont maîtrisé le copilote qui venait de poignarder le commandant de bord.

Donald Trump n’a pas pris de gants. Interrogé jeudi à la Maison Blanche sur une éventuelle responsabilité de Téhéran dans l’attaque au couteau qui a visé le pilote d’un vol Flydubai, le président américain a promis une riposte brutale. « Ils seront frappés très fort, ne vous en faites pas », a-t-il lancé. Il est même allé plus loin en disant penser que l’Iran était derrière l’affaire. « Je dirais que la réponse est oui, sur la base de ce que j’entends, mais nous travaillons là-dessus en ce moment même », a-t-il ajouté.

Les faits remontent à deux jours. L’appareil reliait Dubaï à Tel-Aviv avec 174 personnes à bord, dont 166 Israéliens. D’après le récit des voyageurs, le copilote s’est emparé d’un couteau et a frappé le commandant de bord, avec l’intention affichée de faire plonger l’avion. L’appareil a perdu près de 5 000 mètres d’altitude en une minute. Des passagers se sont alors engouffrés dans le cockpit pour maîtriser l’homme, et l’avion a fini par se poser en urgence en Arabie saoudite.

Le suspect, un copilote de nationalité omanaise, a depuis été transféré aux Émirats arabes unis. Le procureur général y a ouvert une enquête pour établir dans quelle mesure l’incident est lié à une activité ou à une intention terroriste. Les autorités saoudiennes, qui se sont exprimées pour la première fois sur ce dossier, ont confirmé que le copilote avait bien attaqué son collègue, sans rien dire de ses motivations. En Israël, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a évoqué un « endoctrinement islamiste radical », tout en n’écartant pas la piste de problèmes psychiatriques. Il a raconté que l’homme hurlait « Tuez-moi, tuez-moi », avant d’en déduire qu’il était suicidaire et qu’il comptait faire s’écraser l’appareil.

Israël a dénoncé une « tentative d’attentat terroriste jihadiste », en pointant les Émirats et les accords d’Abraham, qui ont normalisé les relations entre les deux pays en 2020. Le dossier s’ajoute à une tension déjà très vive entre Washington et Téhéran. Les États-Unis n’ont pas frappé l’Iran depuis le 1er septembre, alors que des navires sont régulièrement pris pour cible dans le détroit d’Ormuz. Aucune sortie diplomatique ne se profile, plus de sept mois après le lancement de l’offensive israélo-américaine contre la République islamique.

En parallèle, le Pentagone muscle sa présence dans la région. Un porte-avions et d’autres bâtiments ont appareillé ces derniers jours et doivent arriver fin novembre. Cela représente 9 000 à 10 000 soldats supplémentaires, dont 2 000 Marines. Deux porte-avions américains sont déjà déployés au Moyen-Orient, et l’on ignore encore si le chiffre passera à trois ou si le nouveau venu remplacera l’un d’eux. Washington a aussi installé récemment deux batteries supplémentaires de missiles antimissiles Patriot, chargées de protéger des sites pétroliers et gaziers en Arabie saoudite et au Qatar. Dans un entretien publié jeudi, Donald Trump a par ailleurs jugé « possible » d’intensifier les attaques contre l’Iran après les élections législatives de mi-mandat prévues début novembre.

À leur arrivée à Tel-Aviv mercredi, des passagers ont raconté un vol cauchemardesque. « On a entendu des cris dans l’avion. Après, ils ont ouvert le cockpit et on a vu du sang, et que quelqu’un avait poignardé le pilote avec un couteau », a témoigné l’une d’elles. Un plombier israélien, Yaniv Hayoun, a expliqué avoir chassé le copilote du cockpit avant de redresser l’appareil grâce à des notions de pilotage glanées devant la télévision. Sa photo, en tenue tachée du sang de l’assaillant, a fait la une de plusieurs journaux en Israël. Le commandant de bord indien, Smit Machchlar, blessé dans l’agression, a été transféré d’Arabie saoudite vers les Émirats, où il se trouve en « bonne santé » et se rétablit bien.

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