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Économie

Anthropic frappe à la porte de Wall Street avec une valorisation vertigineuse

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La start-up derrière l’IA Claude vient de déposer en secret son projet d’entrée en Bourse. Une offensive qui la place en tête de la course aux milliards, devant son grand rival OpenAI.

C’est un signal fort envoyé au marché. Anthropic, l’un des piliers américains de l’intelligence artificielle, a annoncé lundi avoir déposé un dossier d’introduction en Bourse auprès du régulateur financier américain. Mais attention, rien n’est encore gravé dans le marbre. L’entreprise de San Francisco prévient elle‑même que la décision finale dépendra des conditions de marché et d’autres facteurs. Pour l’instant, le contenu précis du dossier reste confidentiel, ce qui permet de préparer le terrain sans dévoiler ses cartes aux concurrents.

La machine s’emballe surtout sur le plan financier. Jeudi dernier, Anthropic a révélé une valorisation de 965 milliards de dollars, dépassant pour la première fois OpenAI et ses 852 milliards. Cette progression fulgurante s’explique par une levée de fonds massive de 65 milliards de dollars, menée par Altimeter Capital, Dragoneer, Greenoaks et Sequoia Capital. En seulement trois mois, la valeur de la start‑up a quasiment triplé. Elle était encore à 380 milliards en février. Tout ce mouvement vers Wall Street est très attendu, tout comme l’introduction imminente de SpaceX, prévue pour le 12 juin, qui pourrait lever près de 75 milliards de dollars et battre tous les records.

Derrière ces chiffres, il y a une stratégie claire. Anthropic a fait le pari de vendre son intelligence artificielle générative en priorité aux entreprises, là où OpenAI s’est d’abord tourné vers le grand public avec ChatGPT. Et ça marche. Son chiffre d’affaires annualisé a bondi de 14 à 47 milliards de dollars entre février et aujourd’hui. Le moteur de cette croissance s’appelle Claude Code, un assistant de programmation très prisé des développeurs. Mais ce succès commercial a son revers. Anthropic peine à trouver assez de puces et de serveurs pour répondre à la demande. Pour y remédier, l’entreprise dirigée par Dario et Daniela Amodei a multiplié les accords avec Amazon, Google, Broadcom, et même avec son rival Elon Musk, afin d’obtenir plusieurs gigawatts de capacité de calcul. Une course effrénée où chaque partenaire compte.

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