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A Metz, Léon XIV boucle sa visite française par un appel à l’Europe de la paix

Après trois jours de ferveur à Paris et à Lourdes, le pape américain termine lundi son premier voyage en France. A Metz, sur les terres de Robert Schuman…

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A Metz, Léon XIV boucle sa visite française par un appel à l'Europe de la paix

Après trois jours de ferveur à Paris et à Lourdes, le pape américain termine lundi son premier voyage en France. A Metz, sur les terres de Robert Schuman, il devrait défendre l’Europe comme source de paix.

Quatre jours après son arrivée, Léon XIV referme lundi son premier séjour hexagonal. Cap sur Metz, où le souverain pontife de 71 ans doit s’exprimer à deux reprises, d’abord lors d’une rencontre interreligieuse, puis à l’occasion d’un rendez-vous consacré à la paix et aux racines chrétiennes du Vieux Continent. Emmanuel Macron prendra lui aussi la parole, entouré de quelques chefs d’Etat et de gouvernement européens invités par l’Elysée. La journée se clôturera par un dernier bain de foule en papamobile et une messe dans la cathédrale Saint-Etienne, joyau de l’art gothique.

Le choix de Metz n’a rien d’anodin. La ville se dresse sur une terre frontalière où repose Robert Schuman, l’un des pères fondateurs de l’Europe, aujourd’hui engagé sur le chemin de la béatification. En préférant ce territoire à Strasbourg et ses institutions, le pape envoie un signal. Dans un climat géopolitique tendu, il devrait inviter le continent à renouer avec les fondements de sa construction pour ramener la paix.

Ce final prolonge les messages distillés tout au long du séjour. Devant les foules parisiennes, puis auprès des pèlerins de Lourdes, Léon XIV a multiplié les appels à la paix, à la défense de la dignité des exilés et à un encadrement de l’intelligence artificielle, s’inquiétant de l’avènement d’un « paradis de machines ». Il a aussi défendu la laïcité et rappelé ses liens personnels avec le pays.

Le dossier des violences sexuelles dans l’Eglise figurait parmi les plus attendus. Le pape ne l’a pas esquivé. Il a encouragé les évêques français à poursuivre leur action contre ce « fléau », en gardant la plus grande vigilance. Après deux heures d’échange à huis clos avec sept victimes, il a reconnu le caractère « systémique » de ces agressions, une prise de conscience jugée majeure par plusieurs d’entre elles.

Autre sujet brûlant, la fin de vie. Deux mois après l’adoption en France d’une loi ouvrant un droit à l’aide à mourir, Léon XIV a redit l’opposition de l’Eglise à l’euthanasie. Face à des pèlerins malades ou en situation de handicap, il a jugé impossible de tenir pour normal le fait de donner la mort, avant de lancer que ce qui est légal n’est pas forcément moral.

La popularité, enfin, est au rendez-vous. Plus de 1,3 million de personnes sont venues à sa rencontre entre vendredi et dimanche, entre bains de foule, messes géantes et veillée avec des jeunes au Stade de France. Souriant et chaleureux, le pontife a tenu un rythme effréné, bénissant des nourrissons sous les acclamations et les drapeaux du Vatican.

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