Europe
Olechky obtient une pause fragile tandis que Kiev reste sous les missiles
Une trêve locale doit faciliter l’aide et les évacuations à Olechky, ville isolée sous occupation russe. Mais les frappes continuent ailleurs et les…

Une trêve locale doit faciliter l’aide et les évacuations à Olechky, ville isolée sous occupation russe. Mais les frappes continuent ailleurs et les modalités de cette pause demeurent floues.
À Olechky, une pause dans les combats a été confirmée par Kiev et Moscou. Elle doit ouvrir un passage pour l’aide humanitaire et les civils qui veulent partir. La ville se trouve sur le Dniepr, près de la ligne de front dans la région de Kherson, et vit sous occupation russe depuis les premières semaines de l’invasion à grande échelle. Ses derniers habitants sont pris au piège, avec des pénuries de nourriture et de médicaments qui durent depuis des semaines.
Le cadre reste toutefois flou. La durée de la trêve et son périmètre exact n’ont pas été clairement établis, et il était impossible de vérifier immédiatement sur place l’arrêt des hostilités. Melania Trump a annoncé cette mesure localisée pour faciliter l’acheminement de l’aide. Les résidents qui souhaitent évacuer doivent recevoir une assistance coordonnée et un transport vers la destination de leur choix. Le ministère russe de la Défense a évoqué une reconnaissance technique sur place pour sécuriser un passage, livrer de l’aide et organiser les évacuations.
Volodymyr Zelensky a toutefois mis en garde. Il accuse la Russie de vouloir déminer les routes pour que les habitants partent côté russe et y restent. La situation d’Olechky rend déjà les déplacements très risqués. Les drones russes et ukrainiens menacent les véhicules, et les routes qui mènent à la ville sont minées. La population est passée d’environ 24 000 habitants à quelque 2 000, après les inondations de 2023 liées à la destruction d’un barrage.
Cette pause très locale survient alors que Donald Trump se rapproche de la Russie, au grand dam de l’Ukraine et de ses alliés européens. Le Kremlin s’est dit ouvert à d’autres pauses humanitaires du même type et a affirmé apprécier hautement les efforts des négociateurs américains, citant notamment Melania Trump. Il a en revanche semblé écarter un cessez-le-feu plus large réclamé par les Européens, en soulignant que les discussions prévues entre Moscou, Kiev et Washington n’impliquaient pas de ralentissement des opérations militaires.
Les bombardements n’ont pas cessé pour autant. Des missiles balistiques ont frappé Kiev, endommageant des locaux universitaires et un pont très fréquenté. Le pont Sud a été touché, avec des dégâts aux infrastructures du métro. Une personne a été tuée près d’un supermarché et des installations médicales ont été endommagées lors d’une frappe russe. Volodymyr Zelensky a réclamé des outils réels pour détruire les lanceurs de missiles balistiques russes et une mise en œuvre rapide des accords politiques.
Ailleurs, en territoire ukrainien occupé, un autocar reliant Moscou à la Crimée annexée a été touché, faisant un mort et 31 blessés. Le gouverneur installé par la Russie, Evguéni Balitski, a fait état de ce bilan. La Russie et l’Ukraine continuent de se rejeter la responsabilité des pénuries et des difficultés d’évacuation à Olechky, chacun accusant l’autre d’entraver les livraisons de vivres et le départ des civils.
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