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Les Bourses européennes respirent avant une semaine de rendez-vous décisifs

Les marchés européens devraient ouvrir en hausse, aidés par le repli du pétrole. Les investisseurs gardent les yeux rivés sur les banques centrales et sur…

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Les Bourses européennes respirent avant une semaine de rendez-vous décisifs

Les marchés européens devraient ouvrir en hausse, aidés par le repli du pétrole. Les investisseurs gardent les yeux rivés sur les banques centrales et sur une nouvelle vague de résultats.

Les principales places européennes sont attendues en rebond à l’ouverture. D’après les premières indications, le CAC 40 parisien pourrait gagner 0,39%, le Dax francfortois 0,25%, le FTSE londonien 0,36% et le Stoxx 600 0,22%. Le recul des cours du brut offre un peu d’air au début d’une semaine dense, avec des résultats d’entreprises et des décisions de politique monétaire. Le Brent perd 1,65% à 114,79 dollars le baril et le WTI 2,04% à 101,16 dollars, après une progression de plus de 6% la semaine précédente. Ce mouvement fait suite aux attaques des Houthis du Yémen contre l’Arabie saoudite, qui ont ravivé les craintes de perturbations de l’approvisionnement. Les rebelles alliés de l’Iran ont affirmé avoir visé les stations de pompage de l’oléoduc Est-Ouest saoudien et l’aéroport de Ryad. Des informations transmises par des médiateurs qataris à Téhéran ont toutefois quelque peu apaisé la pression.

La tension reste vive sur le front diplomatique. Des responsables de pays signataires de l’accord de La Mecque, l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan, doivent se rendre dans la capitale iranienne pour discuter de coordination régionale avec des responsables du régime.

Les banques centrales occupent le devant de la scène. La Réserve fédérale et la BCE se prononcent cette semaine et devraient maintenir leurs taux inchangés cette fois-ci. Les marchés anticipent cependant de nouvelles hausses en décembre, les prix restant bien au-dessus de leurs objectifs. Le message principal des banques centrales mondiales, confrontées aux surprises macroéconomiques de cette année, est qu’un cycle de hausse des taux relativement modéré est en cours. La Banque du Canada et celle de Nouvelle-Zélande devraient relever leurs taux, tandis que la Banque du Japon est attendue sur un statu quo.

Les résultats d’entreprises vont aussi animer les échanges. Alphabet, Microsoft et Amazon publient leurs comptes trimestriels, alors que des doutes réapparaissent sur la solidité du rallye dans l’intelligence artificielle. En Europe, TotalEnergies, Danone et Renault figurent au programme, tout comme les banques françaises BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole. Ces dernières viennent de traverser une semaine boursière difficile, dans un contexte de prudence envers les actifs de la deuxième économie de la zone euro, dont les rendements souverains ont récemment atteint de nouveaux sommets. Moody’s a toutefois maintenu la note de crédit de la France à Aa3 avec une perspective négative, alors que la plupart des analystes attendaient une dégradation à A1.

À Wall Street, la séance précédente s’est terminée en baisse au terme d’une semaine agitée pour le secteur de l’IA. Le Dow Jones a cédé 1,23%, le S&P-500 0,51% et le Nasdaq Composite 0,20%. À Tokyo, le Nikkei a perdu 0,8%, les valeurs des semi-conducteurs ayant suivi le mouvement de Wall Street. Les Bourses chinoises sont aussi dans le rouge, affectées par la technologie alors que s’ouvre à Pékin le cinquième plénum du Comité central du parti communiste. Le marché chinois recule depuis onze semaines consécutives, sur fond d’inquiétudes autour de la demande intérieure, même si les exportations restent solides. Le CSI 300 cède 0,27%, le SSE Composite de Shanghaï 0,01%, tandis que Hong Kong gagne 0,55%.

Sur le marché obligataire, le rendement des Treasuries à dix ans perd 2 points de base à 4,9677% et celui du titre à deux ans abandonne 1,5 point de base à 4,6666%. L’obligation de référence a connu sa plus forte hausse quotidienne depuis près de quatre ans, en lien avec les inquiétudes sur la durabilité du rebond des actions liées à l’IA et un retour vers les actifs refuge. Sur le marché des changes, le dollar perd 0,12% face à un panier de devises de référence et l’euro gagne 0,12% à 1,1216 dollar.

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