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Deux éclairs de Mbappé et le Real Madrid s’offre le Clasico
Un doublé de Kylian Mbappé a suffi au Real Madrid pour repartir avec les trois points face au FC Barcelone, lors de la dixième journée de Liga. Derrière…

Un doublé de Kylian Mbappé a suffi au Real Madrid pour repartir avec les trois points face au FC Barcelone, lors de la dixième journée de Liga. Derrière, l’entrée décisive d’Eduardo Camavinga et la partition de Jude Bellingham ont fait pencher un match où Lamine Yamal est resté muet.
Kylian Mbappé a choisi le bon moment. À vingt-quatre heures de la cérémonie du Ballon d’or, l’attaquant madrilène a inscrit un doublé dans ce premier Clasico de la saison. Le premier but arrive à la 40e minute, au bout d’une action construite par Cucurella et Diomandé, avec ce brin de réussite qui accompagne les grandes soirées. Le second tombe à la 86e, sur un service d’Eduardo Camavinga. Habile dans ses déviations, parfois moins précis dans la surface, Mbappé aura frappé deux fois. Et son compteur en championnat grimpe déjà à onze réalisations.
Le tournant porte un nom. Eduardo Camavinga est entré pour les dix dernières minutes, à la place de Bernardo Silva, et tout s’est accéléré. Un une-deux parfait avec Arda Güler, Gerard Martin pris de vitesse, puis une passe déposée dans les pieds de Mbappé. L’ancien Rennais, présenté comme la relève du milieu madrilène, a répondu en une seule action. Le genre d’entrée qui change le cours d’un match et pèse lourd dans la tête d’un entraîneur.
Jude Bellingham, lui, n’a ni marqué ni délivré de passe décisive. Son match pèse pourtant tout autant. Soixante-douze pour cent de duels remportés, cinquante-six ballons touchés, six récupérations, et une présence permanente dans la surface adverse. L’Anglais a mis la pression sur le milieu barcelonais du début à la fin. Ses deux dribbles et sa talonnade pour Camavinga ont lancé l’action du deuxième but. Un travail de sape qui ne se voit pas toujours dans les statistiques offensives.
En face, Lamine Yamal a vécu une soirée à oublier. Tenu, surveillé, le gaucher barcelonais n’a jamais trouvé l’espace pour s’exprimer. Sa seule vraie situation, à la 43e minute dans la surface, s’est envolée au-dessus du cadre. Aucun de ses tirs n’a été cadré et ses dribbles n’ont rien produit. Le trio Rodri, Pedri, Fermin a connu le même sort, dépassé par l’organisation madrilène. Les chiffres racontent la différence. Quatorze récupérations contre sept, treize tacles contre neuf, cinquante-et-un duels gagnés contre quarante-trois.
Reste l’essentiel pour le Real. Trois points pris dans un match à forte charge symbolique, un doublé au meilleur des moments et un collectif qui a su faire la différence sans jamais s’affoler. Côté barcelonais, il faudra retenir la leçon, notamment au milieu, là où tout s’est joué.
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