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À Orléans, les antifascistes font entendre leur voix face au congrès du RN

Une centaine de militants antifascistes se sont rassemblés à Orléans pour contester le congrès du Rassemblement national, en dehors du périmètre interdit…

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À Orléans, les antifascistes font entendre leur voix face au congrès du RN

Une centaine de militants antifascistes se sont rassemblés à Orléans pour contester le congrès du Rassemblement national, en dehors du périmètre interdit par la préfecture. Ils ont scandé leur opposition à la venue du parti et à son discours de campagne, sous surveillance policière.

À Orléans, une centaine de militants antifascistes se sont réunis pour contester la tenue du congrès du Rassemblement national. La préfecture avait interdit les rassemblements sur un large périmètre autour du site et dans plusieurs communes voisines. Les manifestants se sont donc installés en dehors de cette zone, devant le centre de rétention administrative.

Leur point de rassemblement se trouvait à environ quatre kilomètres du Co’Met, l’arène de 10.000 places où Marine Le Pen doit prononcer son premier grand discours de campagne pour l’élection présidentielle. Le cortège a repris des slogans hostiles au RN, notamment « R comme racistes, N comme nazis, à bas, à bas, à bas le RN » et « C’est pas les immigrés, c’est pas les sans-papiers. C’est les fachos qu’il faut virer ».

Plusieurs participants expliquent leur présence par le refus de voir le parti tenir un congrès comme une formation politique ordinaire. Une manifestante de 29 ans estime qu’on ne peut pas laisser un parti fasciste faire un congrès comme si de rien n’était. Une membre du collectif Ciao Fachos raconte que le rassemblement se tient hors du périmètre d’interdiction après le refus de sept propositions de parcours. Elle dénonce aussi des contrôles et des fouilles subis par les militants.

Ce rassemblement non déclaré vise, selon cette militante, à affirmer que le Rassemblement national et les groupes d’extrême droite ne seront jamais les bienvenus dans aucune ville de France, d’Europe ou du monde. Un dispositif de sécurité important est en place à Orléans, avec 3.000 policiers et gendarmes mobilisés et la circulation interdite. Le maire d’Orléans, Serge Grouard, avait exprimé des craintes de débordements face aux appels à se rapprocher du congrès. Une précédente mobilisation anti-RN avait réuni entre 13.000 et 26.000 personnes dans le calme.

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