Société
Moins de monde dans les rues, mais des heurts encore bien présents
Les rassemblements du week-end ont réuni 410 000 personnes et conduit à 1 314 interpellations. Les tensions ont reculé par rapport à la mobilisation…

Les rassemblements du week-end ont réuni 410 000 personnes et conduit à 1 314 interpellations. Les tensions ont reculé par rapport à la mobilisation précédente, sans pour autant s’éteindre.
La journée de mobilisation a rassemblé 410 000 personnes, contre 550 000 lors du rendez-vous précédent. Les autorités ont compté 289 actions sur la voie publique, contre 441 la fois d’avant. Les cortèges qui ont suivi l’itinéraire discuté avec les autorités locales et encadrés par les forces de l’ordre ont pu se tenir.
Des groupes à risque, notamment issus de l’extrême gauche radicale et de l’ultragauche, se sont formés à l’avant, à l’intérieur ou en marge de la plupart des cortèges dans plusieurs villes. Des affrontements ont éclaté en fin de parcours à Paris, Marseille, Bordeaux, Toulouse et Tours, entre autres. Les forces de l’ordre ont répliqué avec des grenades lacrymogènes.
Le bilan provisoire fait état de 1 314 interpellations, 53 membres des forces de l’ordre blessés et 75 interventions pour incendie. Vingt-quatre commerces ont été pillés et plusieurs autres dégradés. La semaine précédente, les chiffres étaient bien plus lourds avec 2 628 interpellations, 1 144 blessés parmi les forces de l’ordre, 2 025 interventions pour incendie et 1 522 commerces touchés.
Plusieurs enquêtes ont été ouvertes. Le nombre de manifestants blessés n’a pas été précisé. Les autorités estiment que le niveau de violence des éléments radicaux est resté comparable à celui de la semaine passée, mais que leurs tentatives d’action ont souvent été entravées. L’anticipation et le pré-positionnement du dispositif, ainsi que l’agilité et la mobilité des policiers et gendarmes, ont permis d’empêcher la majorité des actions destinées à atteindre des personnes ou des biens. La nuit a ensuite été décrite comme calme. La mobilisation sociale globale se situe entre 410 000 et 800 000 personnes en France.
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