Europe
Marée humaine en Allemagne contre l’AfD après sa percée dans l’Est
Dans une vingtaine de villes allemandes, environ 150.000 personnes ont dit non à la montée de l’extrême droite. À Berlin, Hambourg ou Munich, les…

Dans une vingtaine de villes allemandes, environ 150.000 personnes ont dit non à la montée de l’extrême droite. À Berlin, Hambourg ou Munich, les manifestants réclament l’interdiction de l’AfD, victorieuse en Saxe-Anhalt.
L’Allemagne a vécu une journée de mobilisation d’une ampleur rare. Samedi, près de 150.000 personnes ont défilé dans une vingtaine de villes du pays pour dire non à l’AfD, quelques jours après la large victoire de ce parti d’extrême droite en Saxe-Anhalt. Selon les organisateurs, les cortèges ont rassemblé des foules importantes dans les grandes agglomérations, de la capitale Berlin à Hambourg en passant par Munich.
Le scrutin régional de la semaine dernière reste dans tous les esprits. L’Alternative pour l’Allemagne, une formation antimigrants et prorusse, y a raflé près de 44 % des suffrages en Saxe-Anhalt, l’un de ses fiefs de l’ex-Allemagne de l’Est. Forte de ce résultat, elle veut désormais décrocher le premier gouvernement régional d’extrême droite du pays depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Dans les cortèges, les messages se ressemblent. Des pancartes proclament « Interdisez l’AfD maintenant » ou rappellent que « la démocratie n’a pas besoin d’alternatives ». À Berlin, des milliers de personnes ont répondu présentes dans plusieurs rassemblements, alors qu’une contre-manifestation était organisée en parallèle par l’AfD, avec Kristin Brinker, sa tête de liste pour les municipales du 20 septembre dans la capitale. Environ 25.000 personnes ont marché à Hambourg et 12.000 à Munich.
Un vaste pan de la société civile veut empêcher les ennemis de la Constitution d’accéder au pouvoir, résument les responsables de la campagne Campact, l’une des structures à l’origine du mouvement. La progression du parti inquiète une partie de la population, qui juge que l’Allemagne porte une responsabilité particulière héritée de son passé nazi. Les appels se multiplient donc pour que les formations traditionnelles engagent une procédure d’interdiction. Mais le sujet divise, et les avis sur l’opportunité d’une telle démarche restent partagés.
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