Économie
Uber supprime plus de 3 000 postes pour foncer dans les robotaxis
La plateforme américaine supprime environ un poste sur dix et se réorganise en profondeur. Elle quitte le Nigeria et l’Ouganda pour concentrer ses moyens…

La plateforme américaine supprime environ un poste sur dix et se réorganise en profondeur. Elle quitte le Nigeria et l’Ouganda pour concentrer ses moyens sur la voiture autonome.
Uber opère un virage majeur. La plateforme américaine a annoncé une vaste réorganisation qui va se traduire par le départ d’environ 10% de ses salariés dans le monde. Concrètement, plus de 3 000 personnes sont concernées, sur un effectif d’environ 34 000 collaborateurs répartis dans plus de 70 pays. Dans un message adressé aux équipes, le directeur général Dara Khosrowshahi a expliqué que cette coupe vise à gommer des étages hiérarchiques et à simplifier le fonctionnement des équipes.
La société fondée en 2009 a connu une croissance spectaculaire. D’abord connue pour ses voitures de tourisme avec chauffeur, elle a bousculé le secteur des transports et déclenché des résistances. En France, son arrivée en 2011 avait provoqué des plaintes de taxis pour concurrence déloyale. Depuis, Uber s’est diversifié dans la livraison de repas avec Uber Eats et a même lancé la réservation de chambres d’hôtel. Mais cette expansion fulgurante a aussi créé une organisation complexe, que l’entreprise veut aujourd’hui alléger.
Cette cure d’austérité doit libérer des moyens pour les projets d’avenir, en tête desquels les robotaxis. Uber prévoit d’investir jusqu’à 10 milliards de dollars dans la conduite autonome au cours des prochaines années, soit l’équivalent de son bénéfice net de 2025. Pour faire rouler ces voitures sans chauffeur, le groupe travaille avec plusieurs start-up comme la croate Verne et la britannique Wayve. Il s’apprête aussi à acheter jusqu’à 50 000 véhicules électriques au constructeur Rivian, dans lequel il a pris une participation. Au total, ses engagements d’achat portent sur environ 120 000 véhicules autonomes. Du côté des analystes, cette réduction d’effectifs est perçue comme une source d’économies de près de 1,75 milliard de dollars par an.
Le recentrage passe aussi par des abandons de terrain. Uber quitte avec effet immédiat le Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique, et l’Ouganda. Le retour au bureau est également exigé. Le télétravail ne sera plus possible que pour environ 1% des collaborateurs. Sur les marchés, la nouvelle a plutôt bien été accueillie. L’action prenait 2,25% à Wall Street.
À lire aussi

Faits DiversEn Ligne 5 joursÀ Lille, la mairie forcée et l’Apple Store pillé
Faits DiversEn Ligne 5 joursLimoges regarde son hôtel de ville partir en fumée
CultureEn Ligne 6 joursCéline Dion referme en beauté son marathon parisien
SociétéEn Ligne 4 joursÀ Limoges, la mairie brûle et le maire accuse l’État d’avoir lâché ses policiers
SociétéEn Ligne 6 joursÉlèves, gilets jaunes et syndicats unissent leurs colères dans la rue
Faits DiversEn Ligne 5 joursDes commerces du 11e arrondissement pris pour cible après la manifestation
Faits DiversEn Ligne 6 joursÀ Marseille, la guerre de la drogue marque une pause inédite
PolitiqueEn Ligne 5 joursLe Pen et Mélenchon se disputent les rues et le récit des violences
















