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L’Iran lance un ultimatum militaire à Washington sur le détroit d’Ormuz
Téhéran menace de lancer une frappe si Washington n’applique pas l’accord de juin dans les prochaines semaines. Le détroit d’Ormuz, passage crucial pour…

Mis à jour le 17 août à 18h19
Téhéran menace de lancer une frappe si Washington n’applique pas l’accord de juin dans les prochaines semaines. Le détroit d’Ormuz, passage crucial pour les transports d’hydrocarbures, se retrouve au centre d’une escalade diplomatique et militaire.
Un haut responsable iranien prévient que son pays va intensifier les tensions dans le détroit d’Ormuz et dans toute la région, et qu’il lancera une attaque si les États-Unis ne mettent pas pleinement en œuvre l’accord de paix provisoire signé en juin. Le délai est court, quelques semaines. Si la voie diplomatique échoue et que Washington ne respecte pas cet ultimatum, Téhéran promet une action militaire « opportune et précise » pour briser le blocus naval imposé par les Américains. Depuis plusieurs semaines, les efforts pour ramener les deux capitales à la table des négociations piétinent.
Cet accord provisoire conclu en juin entre les deux pays prévoyait l’arrêt immédiat et définitif des opérations militaires sur tous les fronts. Il n’a pas tenu. Donald Trump a rapidement décrété qu’il était « terminé », et l’Iran a annoncé sa « suspension » une semaine plus tard. Le délai maximal de soixante jours prévu pour négocier un accord définitif, notamment sur l’avenir du programme nucléaire iranien, est désormais atteint. Ce délai pouvait être prolongé d’un commun accord, mais rien ne dit qu’il le sera.
De son côté, le président américain a durci le ton. Il a déclaré que l’Iran devait hisser le drapeau blanc de la reddition, en menaçant de bombarder Oman si ce pays s’entendait avec Téhéran sur le trafic dans le détroit d’Ormuz. Une menace directe contre un médiateur potentiel. Car Oman et l’Iran semblaient proches d’un accord sur une nouvelle route maritime empruntant ce passage stratégique. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a affirmé que les deux pays étaient « très proches » d’une entente, mais aucune finalisation n’a été annoncée depuis.
Le responsable iranien explique que Téhéran abandonne une posture défensive pour une ligne offensive, faute de confiance dans la diplomatie américaine. Selon lui, les États-Unis ne prennent pas au sérieux l’idée d’un cessez-le-feu, et il ne serait pas réaliste de compter sur des médiateurs pour obtenir une trêve permanente. Il ajoute que les médiateurs transmettront les détails de l’ultimatum à Washington et aux pays de la région. Les entités iraniennes doivent se préparer à une escalade dans le détroit d’Ormuz et dans l’ensemble de la zone.
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