Politique
L’Assemblée vote un arsenal répressif contre les rodéos et les free parties
Le projet de loi Ripost cible rodéos urbains, free parties et protoxyde d’azote. La droite et l’extrême droite l’ont adopté ensemble, tandis que la gauche…

Le projet de loi Ripost cible rodéos urbains, free parties et protoxyde d’azote. La droite et l’extrême droite l’ont adopté ensemble, tandis que la gauche s’y est opposée.
Mercredi, 366 députés ont voté pour et 182 contre. Le texte passe grâce à une alliance entre le camp présidentiel et le Rassemblement national, qui a annoncé son soutien malgré des critiques. « Ce texte est imparfait mais nous votons pour », a déclaré le député Michaël Taverne, tout en dénonçant un bilan sécuritaire en demi-teinte et un projet jugé « fourre-tout ». À gauche, les socialistes ont cette fois basculé dans le non, après s’être abstenus au Sénat. Le député Roger Vicot a interpellé le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, lui reprochant de ne plus reconnaître les socialistes dans ce texte répressif.
Le gouvernement a réussi à rétablir plusieurs mesures clés qui avaient été supprimées en commission. Parmi elles, la création d’un délit pour organisation et participation à une free party. Jusqu’ici, seule l’organisation de ces fêtes illégales était punie, et d’une simple contravention. Désormais, la participation aussi tombe sous le coup de la loi. Autre mesure rétablie : la fermeture administrative des commerces qui vendent illégalement des mortiers d’artifice, avec des peines alourdies pour leur transport ou détention sans motif valable. Les articles contre les rodéos urbains et l’usage détourné du protoxyde d’azote ont également été adoptés sans changement.
Tout n’a pas été retenu. Un article visant à renforcer les interdictions administratives de stade a été abandonné. Il prévoyait d’étendre ces mesures à d’autres lieux de rassemblement et jusqu’à douze heures avant et après une rencontre. Des députés, y compris à droite, ont jugé cette disposition trop liberticide. Le gouvernement n’a pas non plus obtenu le relèvement du montant de l’amende forfaitaire pour usage de stupéfiants. En revanche, il a fait adopter en seconde délibération l’inscription de cette amende au bulletin numéro 2 du casier judiciaire. Le texte va maintenant passer en commission mixte paritaire entre sénateurs et députés, avec un vote définitif possible dès mardi.
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