Monde
Transferts forcés d’enfants ukrainiens vers la Russie
Une commission d’enquête des Nations Unies établit que ces déplacements systématiques, orchestrés au plus haut niveau de l’État russe, constituent des crimes contre l’humanité.
Les conclusions d’une commission d’enquête internationale mandatée par l’ONU sont sans équivoque. Le rapport, rendu public mardi, documente une politique de déportation et de transfert forcé d’enfants ukrainiens mise en œuvre par les autorités russes depuis le début de l’offensive militaire. Les enquêteurs qualifient ces actes de crimes contre l’humanité, relevant notamment de la déportation, du transfert forcé et de la disparition forcée.
Les investigations établissent que des milliers d’enfants ont été déplacés depuis les territoires ukrainiens sous contrôle russe. Si la commission a pu vérifier individuellement plus de mille deux cents cas, elle estime que le nombre réel se chiffre en plusieurs milliers. Les procédures engagées par Moscou, présentées comme des mesures de protection, violent selon le rapport le droit international humanitaire et les conventions relatives aux droits de l’enfant, en ne respectant pas leur intérêt supérieur.
Le document souligne que ces transferts, loin d’être temporaires, ont été conçus pour entraver durablement le retour des mineurs dans leur pays d’origine. Les enquêteurs relèvent que dans la majorité des cas examinés, les enfants n’ont pas été rapatriés. Ils pointent une politique délibérée, élaborée aux plus hauts échelons de l’État russe, visant à favoriser les adoptions et les placements de longue durée sur le territoire russe, tout en privant les familles d’informations sur le sort de leurs proches.
Cette situation place les enfants concernés dans un environnement étranger, souvent à des milliers de kilomètres de leurs foyers, sans perspective de retour. Le rapport confirme l’implication directe des plus hautes instances politiques russes dans l’organisation et l’obstruction systématique des rapatriements.
Outre la question des déplacements forcés d’enfants, la commission documente d’autres violations graves du droit international commises dans le contexte du conflit. Elle évoque des procès inéquitables, tant pour les civils que pour les prisonniers de guerre, dans les juridictions russes et des territoires occupés, fondés sur des preuves fabriquées ou obtenues sous la contrainte. Des témoignages de soldats russes décrivent par ailleurs des pratiques au sein de l’armée témoignant d’un mépris flagrant pour la vie humaine.
Le rapport formule également des observations concernant certaines procédures engagées par les autorités ukrainiennes, notamment une application jugée trop large de la législation sur la collaboration avec l’ennemi, ainsi que des irrégularités lors de la mobilisation militaire. La commission présentera officiellement ses conclusions devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies à Genève.
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