Société
Un militant marseillais sous haute protection après l’assassinat de son frère

_**Amine Kessaci, figure de la lutte contre le trafic de stupéfiants, vit désormais sous escorte policière. Il affirme sa détermination à poursuivre son combat malgré les menaces pesant sur sa vie.**_
La vie d’Amine Kessaci a basculé. Ce jeune homme de vingt-deux ans, connu pour son engagement contre les réseaux de drogue à Marseille, évolue depuis plusieurs mois dans un cadre strictement sécurisé. Son quotidien est rythmé par la présence constante d’escortes policières, des déplacements contraints et l’impossibilité de mener une existence ordinaire. Cette protection rapprochée fait suite à une série d’événements dramatiques au sein de sa famille.
L’assassinat de son frère Mehdi, survenu en novembre, a profondément marqué le militant. Dans un récent entretien, il exprime une interrogation lancinante, se demandant si cette violence était initialement destinée à le viser lui-même. Cette perte s’ajoute à celle d’un premier frère, Brahim, tué des années plus tôt dans un règlement de comptes, origine de son combat. Kessaci est convaincu que la mort de Mehdi pourrait précipiter le déclin d’un groupe criminel notoire, actif dans les quartiers nord de la cité phocéenne.
Désormais, sa existence est suspendue à des mesures de sécurité extrêmes. Il décrit une vie sans ancrage, où les nuits se passent en des lieux tenus secrets, alternant entre des sites militaires et d’autres refuges. Les simples gestes de la vie courante, comme prendre un café en terrasse, lui sont interdits. Cette précarité forge en lui un sentiment d’urgence. Il déclare vouloir agir sans attendre, incertain de ce que lui réserve l’avenir.
Malgré ce contexte périlleux, sa résolution ne fléchit pas. Candidat aux prochaines élections municipales sur une liste d’union, il entend poursuivre son action sur le terrain. Son objectif affiché est de symboliser la résistance et la présence des institutions républicaines face à la criminalité. Il assure vouloir se battre jusqu’au terme de ce qu’il considère comme une mission, transformant une douleur personnelle en un engagement public sans concession.

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