Économie
Budget 2026, un fragile rapprochement entre le gouvernement et le Parti socialiste

Les négociations budgétaires s’intensifient entre l’exécutif et les socialistes, tandis que le dossier sensible des retraites fait son entrée dans les débats parlementaires.
Un accord partiel a été trouvé ce lundi entre le Parti socialiste et le gouvernement concernant la taxation des bénéfices des grandes entreprises, marquant une avancée dans les discussions budgétaires pour 2026. Les parlementaires ont adopté en séance publique un relèvement du rendement de cette surtaxe, porté de quatre à six milliards d’euros. Cette décision a suscité des réserves au sein de la majorité présidentielle, où certains élus réclamaient l’abandon pur et simple de cette mesure.
Le ministre de l’Économie et des Finances a défendu cette orientation en soulignant l’attention portée aux débats parlementaires. Toutefois, le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale a exprimé des doutes quant à la cohésion de la coalition gouvernementale, évoquant l’absence de « socle commun » pour la suite des travaux législatifs.
Les prochains jours seront consacrés à l’examen d’autres propositions fiscales, notamment celle visant à instaurer un impôt minimum sur le patrimoine. Le Premier secrétaire du PS a laissé planer la menace d’une dissolution en cas de blocage sur cette question. Parallèlement, les discussions se poursuivent sur le budget de la Sécurité sociale, où un amendement augmentant la CSG sur les revenus du patrimoine a déjà recueilli un premier avis favorable en commission.
Le point le plus sensible reste la suspension de la réforme des retraites, exigée par les socialistes comme condition à leur soutien. Les députés ont d’ores et déjà rejeté en commission le principe d’une surtaxe sur les mutuelles pour financer cette mesure. Le texte prévoit le gel jusqu’en janvier 2028 du report de l’âge légal de départ et de l’augmentation de la durée de cotisation. Cette disposition rencontre une opposition résolue au Sénat, dont le président a annoncé son intention de rétablir l’application de la réforme.
Le Premier ministre a reçu les représentants des groupes de droite et du centre de la chambre haute, leur affirmant qu’aucun « arrangement » n’avait été conclu avec les socialistes. Le coût de la suspension du texte sur les retraites est évalué à cent millions d’euros en 2026, puis 1,4 milliard l’année suivante, dans un contexte budgétaire marqué par une stricte maîtrise des dépenses publiques.

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