News
Des volontaires veillent sur les troupeaux face au loup dans les Alpes

En Drôme provençale, des bénévoles se relaient jour et nuit pour protéger les moutons des attaques de loups, offrant un répit précieux aux éleveurs.
Au cœur des Baronnies, dans un paysage de collines arides baignées de soleil, des silhouettes s’activent autour d’un enclos. Filets électrifiés, comptage méticuleux des bêtes, surveillance nocturne… Ces gestes, Sophie et Geoffroy les répètent chaque jour depuis leur arrivée dans cette estive drômoise. Leur mission, bénévole et encadrée par l’association Pastoraloup, consiste à épauler Nathalie Welker, éleveuse d’une centaine de brebis et chèvres.
La présence du loup, attestée par des traces et des pièges photographiques, impose une vigilance constante. « La meilleure parade, c’est la présence humaine », explique l’agricultrice, qui vit avec cette pression depuis deux décennies. Sans moyens pour embaucher un berger, elle a rejoint ce dispositif il y a trois ans. « Ça me permet de souffler et de partager mon quotidien », confie-t-elle, tout en reconnaissant le stress persistant.
Cette année, 35 éleveurs ont fait appel à Pastoraloup, contre une vingtaine en 2023. Un succès croissant, mais qui ne va pas sans défis. Certains bénévoles, comme Sophie, médiatrice de cinéma venue de Bretagne, découvrent la complexité du métier. « Je croyais à la cohabitation, mais sur le terrain, c’est plus nuancé », admet-elle après des nuits passées sous tente, aux aguets.
La tension monte à l’automne, lorsque les jeunes loups apprennent à chasser. En octobre dernier, l’absence d’une bénévole avait coûté la vie à 17 bêtes. Un drame qui rappelle la fragilité du système. Malgré tout, Nathalie Welker défend cette initiative, souvent perçue comme trop « écologiste » par certains confrères. « Nous ne sommes pas là pour polémiquer, mais pour aider », martèle Sophie.
Alors que l’Union européenne a assoupli la protection du loup, autorisant davantage de tirs, ces volontaires continuent de croire en des solutions alternatives. À l’aube, après une nuit sans incident, ils libèrent le troupeau dans son parc de jour. Demain, d’autres prendront le relais. Une chaîne de solidarité pour que bergers et prédateurs puissent, malgré tout, coexister.

PolitiqueEn Ligne 4 joursMélenchon veut changer le patron de Bpifrance et faire gonfler l’épargne des Français
MondeEn Ligne 5 joursMbappé perd deux partenariats chinois après une vidéo sur Mao
MondeEn Ligne 3 joursHaïti, 2 000 soldats salvadoriens débarquent et brouillent la carte sécuritaire
PolitiqueEn Ligne 6 joursMélenchon ne veut aucun pardon après l’attentat des Yvelines
Faits DiversEn Ligne 6 joursÀ Trappes, un homme tué pour sa couleur de peau et un ministre qui parle d’attentat
Faits DiversEn Ligne 7 joursTrappes, la garde à vue du suspect levée après un examen psychiatrique
SociétéEn Ligne 6 joursLa jeunesse obtient des pistes mais garde la pression
PolitiqueEn Ligne 3 joursLes maires de France perdent patience avec la double casquette de David Lisnard
















