Culture
Birmingham pleure son prince du metal

La ville natale d’Ozzy Osbourne vibre au rythme d’un hommage unanime à la légende disparue du rock.
Une foule recueillie s’est rassemblée mercredi sur le pont Black Sabbath, lieu emblématique de Birmingham, pour rendre un dernier hommage au chanteur mythique. Fleurs, bougies et souvenirs personnels s’accumulent devant les portraits des membres fondateurs du groupe, tandis que des mains levées en signe de cornes métalliques saluent la mémoire de l’artiste.
Parmi les admirateurs, un médecin londonien de 32 ans évoque avec émotion le dernier concert donné par Osbourne le 5 juillet dernier. « Il signait des autographes avec le sourire, dix jours à peine avant sa disparition », confie-t-il, un bouquet serré contre lui. Ce spectacle, où le musicien visiblement affaibli par la maladie de Parkinson avait livré une performance poignante, restera gravé dans les mémoires.
Non loin de là, les enceintes du pub The Brasshouse diffusent à plein volume les classiques de Black Sabbath. Les clients, vêtus de tee-shirts à l’effigie du groupe, lèvent leurs pintes en l’honneur de celui qu’ils surnommaient affectueusement « le Prince des Ténèbres ». Une lycéenne de 16 ans, fidèle depuis l’enfance, se souvient de ce concert final comme du « plus beau jour » de sa vie, malgré la tristesse de voir son idole lutter contre la maladie.
L’hommage dépasse les frontières de la communauté metal. Devant une fresque murale représentant le groupe, des générations se croisent – des quinquagénaires en cuir aux enfants accompagnés de leurs parents. Un retraité se remémore avec nostalgie ses premiers concerts dans les années 1980. « Ozzy incarnait Birmingham, avec son côté déjanté et son talent hors norme », souligne-t-il en tenant la main de son petit-fils.
L’héritage d’Osbourne, entre excès légendaires et rédemption, reste indissociable de l’histoire du rock. Son dernier show, véritable événement caritatif ayant réuni les plus grandes figures du metal, aura été le point d’orgue d’une carrière tumultueuse. Birmingham, qui lui doit sa renommée dans l’univers musical, perd aujourd’hui son ambassadeur le plus iconique.

PolitiqueEn Ligne 4 joursHollande recadre le débat sur les violences et refuse de tout imputer à LFI
PolitiqueEn Ligne 6 joursVinted, eBay et Leboncoin sous pression après les pillages du week-end
SociétéEn Ligne 4 joursÀ Ulm, le blocage devient une école de la critique
PolitiqueEn Ligne 6 joursAprès les violences, le RN veut incarner l’ordre
SociétéEn Ligne 5 joursLa CFDT réclame cent euros de plus pour tous et dénonce dix ans de verticalité
SociétéEn Ligne 5 joursLes livreurs veulent pouvoir échapper aux manifs sans perdre leur paie
PolitiqueEn Ligne 5 joursUltragauche, extrême gauche radicale et jeunes des quartiers, une alliance inédite dans les violences
Faits DiversEn Ligne 2 joursTrappes alerte sur les mots qui précèdent les balles
















