Politique
Wauquiez clôt sa campagne en terre lyonnaise : l’ultime plaidoyer pour une droite « sans compromis »

Le président de LR a martelé son refus d’alliances avec la majorité présidentielle, lors d’un meeting final marqué par les attaques contre son rival Bruno Retailleau.
Laurent Wauquiez a choisi Jonage, près de Lyon, pour boucler sa campagne en vue de l’élection à la tête des Républicains. Entouré de fidèles et d’élus locaux, le candidat a défendu une ligne claire : celle d’une droite indépendante, affranchie des contraintes gouvernementales. « Un président de parti doit pouvoir s’exprimer librement, sans être lié par la solidarité ministérielle », a-t-il insisté, visant implicitement son concurrent Bruno Retailleau, actuellement ministre de l’Intérieur.
Lors de son discours, l’ancien président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a fustigé l’idée d’un rapprochement avec la majorité macroniste, qualifiant cette perspective de « dilution » de l’identité conservatrice. « Certains imaginent déjà un bloc central mêlant macronistes et gauche modérée. Ce n’est pas notre projet », a-t-il tonné, excluant toute alliance avec des figures comme Édouard Philippe. Pour lui, l’enjeu dépasse la simple rivalité personnelle : il s’agit d’un « choix entre deux visions » pour l’avenir de la droite.
Wauquiez a également mis en avant son bilan régional, présenté comme un laboratoire de ses ambitions nationales. « Nous avons redressé l’Auvergne-Rhône-Alpes, nous ferons de même pour la France », a-t-il promis, tout en évoquant les défis à venir : les municipales, l’élaboration d’un programme pour 2027, et la restructuration du parti. La présence de plusieurs députés et ministres dans la salle, dont Yannick Neuder, a souligné son ancrage local, bien que Retailleau bénéficie lui aussi de soutiens influents.
Ce meeting clôt une campagne tendue, marquée par des passes d’armes répétées entre les deux finalistes. Wauquiez a réaffirmé son refus de cumuler des responsabilités incompatibles, lançant : « Comment croire qu’on peut piloter l’Intérieur et diriger un parti en même temps ? » Une charge directe contre son adversaire, qu’il a paradoxalement assuré vouloir « aider à réussir »… à condition de le voir renoncer à la présidence de LR. Le verdict des militants tombera ce week-end, scellant l’orientation d’un parti en quête de renaissance.

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