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Vingt ans après, un héros italien raconte le coup de tête qui a fait basculer l’histoire

Le 9 juillet 2006, l’Italie arrachait la Coupe du monde au terme d’une finale de folie. Un joueur qui était sur le banc ce soir-là balance sur le geste de…

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Vingt ans après, un héros italien raconte le coup de tête qui a fait basculer l'histoire

Le 9 juillet 2006, l’Italie arrachait la Coupe du monde au terme d’une finale de folie. Un joueur qui était sur le banc ce soir-là balance sur le geste de Zidane et ce qu’il a changé pour les siens.

Vingt ans déjà. Ce soir de juillet 2006, la France et l’Italie s’affrontent en finale du Mondial. Un match tendu, serré. Les Bleus poussent, dominent peut-être, mais les Italiens tiennent bon. Cristian Zaccardo, alors latéral remplaçant, n’a rien oublié. Il l’avoue sans détour : sur le papier, la France méritait sans doute de l’emporter. Mais la chance, la bravoure et un état d’esprit en béton ont permis à la Nazionale de s’imposer aux tirs au but après un match à suspense (1-1, 5-3 aux tab).

Et puis il y a eu ce moment. Cette 110e minute qui a figé le monde. Zinédine Zidane, le génie français, assène un coup de tête à Marco Materazzi. Un geste fou, incompréhensible. Sur le banc, Zaccardo ne voit rien. « C’était de l’autre côté du terrain, explique-t-il. Buffon et Cannavaro ont dû capter quelque chose, mais pas nous. On a juste vu Materazzi au sol. » L’arbitre exclut Zidane. Une décision qui change tout. « Pour nous, c’était évidemment un avantage. J’étais content pour mon équipe, mais triste pour lui. »

Aujourd’hui âgé de 44 ans, Zaccardo garde une immense estime pour « Zizou », qu’il décrit comme « un grand champion, un grand homme ». Mais il ne tourne pas autour du pot : Zidane a commis une erreur, pour lui et pour son équipe. « L’adrénaline, sur le terrain, ça te pousse parfois à dépasser la ligne rouge. » Résultat : une Italie en supériorité numérique pendant les dernières minutes et une séance de tirs au but qu’elle parvient à remporter. Une quatrième étoile pour la Squadra Azzurra. Un souvenir impérissable pour Zaccardo, vingt ans après, jour pour jour.

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