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Une ingénieure maritime à la tête du canal de Panama

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Ilya Espino de Marotta deviendra en septembre la première femme à diriger le canal de Panama depuis son ouverture il y a plus d’un siècle.

L’ingénieure panaméenne Ilya Espino de Marotta prendra les rênes de cette voie interocéanique stratégique pour un mandat de sept ans. Elle succédera à Ricaurte Vasquez à la tête de l’Autorité du canal de Panama, organisme public autonome. Sa nomination a été officialisée jeudi par le président panaméen José Raul Mulino.

Diplômée en ingénierie maritime de la Texas A&M University, elle devient la quatrième ressortissante panaméenne à occuper ce poste depuis le transfert de la gestion de l’infrastructure au pays d’Amérique centrale.

Au sein de l’ACP, Mme Espino de Marotta a supervisé les travaux d’élargissement du canal en 2016. Ce chantier, dont le coût a dépassé cinq milliards de dollars, a permis de tripler la capacité de transit de la voie navigable. Elle dirige actuellement un projet de construction d’un nouveau réservoir, évalué à environ un milliard et demi de dollars, destiné à sécuriser l’approvisionnement en eau et le passage des navires en période de sécheresse.

La nouvelle administratrice devra également piloter le développement de deux nouveaux ports sur le canal et la construction d’un gazoduc.

Inauguré en 1914 sous l’administration américaine, le canal long de quatre-vingts kilomètres est passé sous souveraineté panaméenne en 1999. Environ cinq pour cent du commerce maritime mondial y transite.

Le président américain Donald Trump a menacé à plusieurs reprises l’an dernier de reprendre le contrôle de cette infrastructure, affirmant qu’elle se trouvait sous l’influence de la Chine.

Le Panama est actuellement engagé dans un litige juridique après l’annulation par la justice locale d’un contrat d’exploitation de deux ports aux entrées du canal. Ce contrat était détenu par une filiale du groupe hongkongais CK Hutchison. L’entreprise a saisi la Chambre de commerce internationale et réclame au Panama environ deux milliards de dollars de dommages et intérêts.

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